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Dans la ligne qui fut celle de Lionel Jospin, le gouvernement a annoncé la vente pour 4 milliards d’euros de ses participations dans des grandes entreprises françaises ; François Hollande poursuit donc la liquidation des bijoux de la France. En effet, La dernière grande vague n’est autre que celle opérée par le gouvernement Jospin (1997-2002) qui a ouvert le capital de France-Télécom et celui d’Air-France, privatisé Thomson-Multimédia, le GAN et la CNP dans les assurances, la Société marseillaise de crédit, RMC, le Crédit Lyonnais, Aérospatiale-Matra, pour un montant de 31 milliards d’euros, soit 5 milliards de plus que sous les gouvernements de Juppé et Balladur réunis.

Petit rappel :

  • De 1933 à 1982 : constitution et création du Bien Public avec notamment : Air France, SNCF, Renault, Crédit Lyonnais, Société Générale, AFP, Alsthom, Saint Gobain, Usinor Sacilor, Rhône-Poulenc, Crédit commercial de France, et la création d’EDF-GDF, soit un total d’une cinquantaine de groupes. Plus des groupes où les participations publiques sont majoritaires comme Matra, la Société d’étude Marcel Dassault, la Banque Rothschild ou la Banque Worms. Tout cela constituait le patrimoine que nous devions léguer à nos enfants !
  • De 1986 à 2012 : dénationalisations totales ou partielles par tous les gouvernements si bien qu’en 2007, il ne reste plus rien du secteur public industriel, le secteur public social et les biens d’usage collectif sont privatisés. Comment en est-on arrivé là ? Par le lobbying etla modification de la législation. Quand cela ne suffit pas, le gouvernement s’abrite derrière les directives européennes. La sous-évaluation des biens publics livrés aux copains est systématique, en surestimant l’endettement ou en mettant en cause la gestion par exemple. Tout devient source de profits : l’énergie, l’eau, le chômage, le savoir, la santé, les retraites et même la délinquance avec des prisons privées, tout doit être transformé en marchandises, rien de doit échapper au marché !
  • À partir de 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault procède à différentes privatisations partielles. Mars 2013 : cession de 3,12 % du capital de Safran, ce qui a rapporté 448,5 millions d’euros à l’État qui détient encore 27,08 % du capital. Avril 2013 : cession de 3,66 % du capital d’EADS, ce qui a rapporté 1,2 milliard d’euros à l’État qui s’est engagé à céder encore 0,4 à 0,5 % du capital. Avril 2013 : Arnaud Montebourg (eh ! oui) se déclare en faveur de baisses de la participation de l’État dans certaines entreprises et évoque en particulier, sans les citer, EDF et GDF Suez. Mai 2013 : Jean-Marc Ayrault envisage une baisse du taux de participation de l’État dans le capital de certaines entreprises. Juin 2013 : l’État cède 9,5 % du capital Aéroports de Paris pour 738 millions d’euros. Novembre 2013 : cession de 4,7 % du capital de Safran, pour environ 900 millions d’euros. L’État détient désormais 22,4 % du capital. Janvier 2014 : cession de 1% du capital d’Airbus Group, anciennement EADS, pour environ 450 millions d’euros. Aujourd’hui, il s’agirait de la Française Des Jeux, d’Orange, de Rungis…

Il faut noter de plus que lorsque l’État reste actionnaire, il ne cherche pas à influer sur la stratégie de l’entreprise. Pourtant, avec une participation comprise entre 30 et 40 %, son poids demeure déterminant, surtout si sa participation au capital est importante par rapport au « flottant ». Et même lorsque la part de l’État au capital passe en dessous de 30 % – par exemple, pour Air France-KLM (15,88 %), Renault (15,2 %) ou Orange (13,57 %), et qu’il perd la maîtrise des décisions du conseil d’administration, en tant qu’actionnaire de référence, il devrait néanmoins constituer un interlocuteur incontournable dans des secteurs stratégiques : énergie, transports, défense, télécoms… Or, bien souvent, les représentants de l’État qui siègent parfois nombreux dans les conseils d’administration restent passifs.

Pour rappel, L’État détient actuellement des parts dans 74 entreprises, comme la SNCF, Air France, Orange ou encore Renault. La valeur totale de ses participations dépasserait 110 milliards d’euros, dont 85 milliards pour les seules entreprises cotées en Bourse (hors PSA Peugeot Citroën). Elles ont rapporté à l’État 4,4 milliards d’euros de dividendes, pour un chiffre d’affaires de 145 milliards. Avec plus de 3 milliards d’euros, c’est le secteur énergétique, par le biais d’EDF et GDF Suez, qui reverse le plus de dividendes à l’État, suivi des industries de défense avec 267 millions d’euros.

Le but de cette nouvelle revente s’explique simplement : pour tenir ses engagements d’économies, de réduction de la dette et d’équilibre budgétaire promis dans le cadre européen, l’État gratte dans tous les coins pour que ça rapporte tout de suite. Un gouvernement qui vend au privé les actions qu’il détient chez les opérateurs publics, c’est un gouvernement de droite !

Et pour confirmer le tout, voici une nouvelle de dernière minute : lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Énergétique, l’assemblée nationale a voté en première lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français et donc des barrages hydrauliques . Je suis vraiment écœuré par ce gouvernement !

 

Source

 

 

 

Gouvernement .... Dormez braves gens, ils vendent les bijoux du pays

« En politique, une absurdité n’est pas un obstacle. » … Napoléon Bonaparte

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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