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Malgré les coupes sombres imposées aux retraites, aux soins, aux prestations familiales, le prétendu “déficit” se creuse, et devrait s’accroître en 2015. Le “retour à l’équilibre” est à nouveau reporté à 2017. Mais qui sont donc les responsables de cette situation ?

Ils ont pour nom : Gattaz et le MEDEF qui, en licenciant et en supprimant des emplois pour défendre leurs profits, réduisent le nombre de salariés et donc les ressources de la Sécu, tout en agitant le chiffon d’un million d’emplois. Ils ont pour nom Hollande, Valls et son gouvernement, qui “baissent le coût du travail” en exonérant les patrons de 30 milliards supplémentaires de cotisations sociales chaque année, creusant d’autant le “trou” de la Sécu.

Pour compenser les cadeaux faits au patronat, ce gouvernement comme ses prédécesseurs, n’a d’autre solution que de s’en prendre aux dépenses de santé, et en particulier à l’Hôpital, aux retraites, “gelées” pour un an et demi, aux prestations familiales, une nouvelles fois “rabotées”. Au bout du compte, leur objectif, celui du pacte de responsabilité c’est la liquidation pure et simple de la Sécurité sociale.

De manière générale, la crise du capitalisme pousse le patronat à rogner plus ou moins largement sur toutes les dépenses qui ne servent pas directement à accroître la rentabilité de leurs investissements. Autrement dit, il lui faut absolument transférer le poids de la crise sur les épaules des salariés, des jeunes, des retraités et des chômeurs. La dette publique qui atteint des proportions vertigineuses et alimentent les plus vives inquiétudes au sein de la population, parfaitement relayées par les médias aux ordres du système, cautionne les politiques d’austérité. Pour restaurer un certain équilibre budgétaire tout en sauvegardant les marges de profit des capitalistes, le gouvernement doit donc entreprendre la mise en pièce de tous les budgets sociaux. Tel était le but de la « réforme » des retraites, tel est le but de la « réforme » de la Sécu, et telle est la ligne générale de la politique gouvernementale.

Nous devons défendre la sécurité sociale, faire obstacle à sa privatisation et, en général, à la destruction de tous nos acquis sociaux acquis de longues luttes par nos anciens. Détricoter notre protection sociale et revenir sur 1945, et les acquis du Conseil National de la Résistance, voilà un des objectifs de l’oligarchie capitaliste. Car il s’agit là, pour les requins de la finance, le patronat et tout ce que l’oligarchie de ce pays compte comme riche parasite, de mettre fin à ces anomalies que sont la SECU, les entreprises publiques, le droit du travail, l’éducation nationale etc…, ces anomalies qui brident la libre entreprise, c’est à dire la possibilité pour l’oligarchie capitaliste de se livrer à une prédation sans limite, à une exploitation maximale des travailleurs pour faire le maximum de profits, ces anomalies qui font que des pans entiers de l’économie du pays ne sont pas encore totalement dans les griffes des Loups de Wall Street, de Brognart ou de Francfort… Il est bon de rappeler que l’ensemble de ces conquêtes a été arraché au sortir de la guerre dans le cadre de la mise en œuvre du programme du CNR, alors que la classe dominante capitaliste s’était massivement compromise dans le régime de Vichy.

Les revenus financiers des entreprises, qui eux ne connaissent pas la crise et augmentent d’année en année, ne sont pas assujettis au même taux de cotisation sociale que les salaires. Les faire contribuer rapporteraient 20 milliards d’euros de recettes supplémentaires aux caisses de la protection sociale. Faire contribuer les stock-options, l’intéressement et la participation rapporteraient 10 milliards d’euros. Sans parler de la fraude fiscale … Le patronat, MEDEF en tête, refuse de consacrer plus d’argent aux retraites et au financement de la protection sociale, préférant privilégier les dividendes des actionnaires. Actuellement, le financement de la protection sociale, de l’assurance chômage et des retraites repose sur les salariés en activité, or il est tout à fait possible de faire reposer une partie de ce financement sur la richesse produite par exemple ou directement sur les bénéfices des entreprises, avant les distributions de stock-options, dividendes et autres, bien sur !

La Sécu, les services publics, voilà autant de démonstrations concrètes et quotidiennes qu’il y a une vie possible hors du capitalisme, hors du règne des seuls intérêts privés des parasites de l’oligarchie capitaliste. Voilà autant de démonstrations tangibles que de grandes réalisations (la santé pour tous, la retraite, l’équipement du pays en services de transport et de télécommunication etc…) sont non seulement possibles hors des dogmes de la concurrence libre et non faussée, véritable table de la loi de l’Union Européenne. Mais surtout bien plus efficaces. Et c’est bien pourquoi dès leurs mises en place ces conquis sociaux ont été remis en cause par la classe capitaliste. Alors pour qu’à votre tour vous laissiez ces conquêtes et progrès sociaux à vos enfants et petits enfants, ne vous laissez pas faire … résistez !

 

source

 

« Ceux qui ne bougent pas, ne sentent pas leurs chaines »…Rosa LUXEMBOURG

SECURITE SOCIALE : Retour à Germinal ou aux Misérables …
Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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