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Dans un royaume aux confins du pays, couvert pour partie par une épaisse et dense forêt, vivait un tyran qui, voulant se faire aimer, distillait ses propos de ci et delà en fonction de qui l’entendait. Il avait été placé sur le trône par le Roi, son prédécesseur afin de faire taire un lion présentant mieux que lui mais dont les velléités étaient redoutées par nombre d’édiles. Donc placé là pour évincer ce prétendant, notre jeune roi se montra docile un temps certain de façon à plaire à tous.

 

Las… c’était faire peu de cas de l’histoire.

 

Notre Roi-tyran finit par se montrer, en privé, sous son véritable jour. Il n’avait cure des manants qui l’applaudissaient cependant, dépensait à son profit ou à celui de ses proches les impôts collectés sur les manants, ces ignorants qui ne se doutaient pas de la comédie qui se déroulait cependant sous leurs yeux.

 

Puis, lentement, il plaça aux postes clés les enfants de son Premier Ministre, à son côté il plaça la fillotte de son Premier Ministre, nomma le fils de ce dernier de façon à contrôler tout achat fait pour le royaume, plaça à la tête des chemins royaux un manant peu délicat qui avait été accusé d’avoir falsifié des parchemins afin de permettre à un autre roi de construire son château. Le Roy d’à côté vint étendre la liste au simple motif qu’il avait accepté sa fille en épousailles. Aux carrosses royaux il mit le fils d’un autre roi. Il fit bouger un simple cantonnier en signant de sa main. Il embaucha la femme que son second Premier Ministre fit bouger bien vite et se tût adoptant définitivement le statut de dévot.

 

Mais il y eut plus grave encore. Ce bon Roi nomma à ses côté la douce amie de sa moitié… On ne sait si c’est pour répondre à celle qui occupait tout son cœur, ou pour mieux calmer et faire taire les manants qui commençaient à se révolter gentiment.

 

Et pendant tout ce temps le bon Roi distillait tout autour de lui des paroles bénites tant il prônait les économies de façon à s’adjoindre la populace qui toujours continuait à acclamer ce tyran qui adoptait alors sa figure de bon Roi. Des privilégiés ces manants… C’est ce qu’il pensait réellement du peuple mais cela ne devait pas transpirer au-dehors.

 

Alors il s’en prit aux chemins qu’il dirigeait comme toute sa région d’ailleurs. L’hiver approchait à grands pas. Il décida tout à coup de ne plus rendre praticables tous les chemins gommant ainsi de sa belle baguette magique, le tiers des chemins. Et là le bon peuple se révolta tout à coup. Oublié le sacro-saint silence et tout un chacun se mit à parler ouvertement et à dire à qui voulait l’entendre ce qui se passait ouvertement. Les manants durent se rendre à l’évidence : ils avaient applaudit un Petit Roi de Pacotille ! Ils s’aperçurent que leurs deniers servaient la cause du tyran, de sa famille, de ses amis. C’était sans fin. Les manants durent admettre que les impôts collectés avaient servi la cause d’intérêts privés.

 

 

 

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