Mardi 12 juin 2012
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Selon l'OIT, ce sont plus de 215 millions d'enfants qui doivent travailler pour survivre, la moitié d’entre eux est exposée aux pires formes de travail
et 5 millions sont victimes de travail forcé !
Comment ne pas être hermétique au concept de « journée mondiale de ». C'est en effet ce qu'on peut penser en apprenant
que le 11 juin est celle de la journée mondiale du tricot. Cette date commérorative qui prête plutôt à sourire
en précède une beaucoup moins comique, puisque le 12 aura lieu : la journée mondiale contre le travail des enfants.
Cette journée se déroule sous l'égide le l'Organisation Internationale du Travail (OIT).
Celle-ci a rédigé la convention N°182 qu'elle a soumise à l'ensemble des pays. Il faut savoir que cette
convention a été la plus rapidement ratifiée de l'histoire de l'OIT depuis sa création en 1919.
A quoi s'engagent les pays ayant ratifié cette convention ?
« (...) les pays signataires s'engagent à agir immédiatement pour interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants (...) » Néanmoins, les
derniers chiffres fournis par l'OIT indiquent que la ratification à la mise en oeuvre, on est encore loin du compte !
Selon le site suisse RTS citant l'OIT :
« (...) Encore 215 millions d'enfants travaillent dans le monde (...) Il existe toujours un grand décalage entre la ratification des conventions sur le travail des enfants et
les initiatives prises par les pays pour traiter ce problème (...) »
Ce qui fait dire à Juan Somavia son
directeur Général : « Il n'y a de place pour aucune complaisance quand il y a encore 215 millions d’enfants qui doivent travailler pour survivre et que la moitié d’entre eux est exposée aux
pires formes de travail des enfants, y compris l’esclavage et l’implication dans des conflits armés. Nous ne pouvons admettre que l’éradication du travail des enfants recule parmi les priorités
de l’agenda du développement – tous les pays devraient s’efforcer d’atteindre cet objectif, à titre individuel et collectif »
Ce à quoi, il faut ajouter que : (...) un enfant sur cinq seulement est rémunéré (...)
Et l'OIT de faire le constat suivant : « (...) Le plus grand décalage entre l’engagement et l’action s’observe dans l’économie informelle où se produit la
majorité des violations des droits fondamentaux au travail, selon le rapport. Les enfants des zones rurales et agricoles, ainsi que les enfants des travailleurs migrants ou des populations
autochtones, sont les plus menacés d’être enrôlés dans le travail des enfants. (...) » Et précise que : « (...) assez peu de plaintes contre le travail des enfants atteignent les
tribunaux nationaux. Les sanctions à l’encontre de ces violations sont souvent trop faibles pour être véritablement dissuasives pour l’exploitation des enfants (...) Avant d'ajouter
que la résolution du problème est assez simple : « Travail décent pour les parents, éducation pour les enfants, autant d’éléments indispensables aux stratégies pour l’élimination du travail
des enfants (...) »
Quels sont les zones géographiques les plus touchés par la travail illicites des enfants ?
Inde, Pakistan et Brésil sont les pays les plus touchés par ce fléau
« Par région, l'Asie compte le plus grand nombre de travailleurs forcés dans le monde, soit 56% de l'effectif global. Le deuxième contingent est en Afrique
(18%), suivi par l'Amérique latine (9%). Les pays industrialisés, dont l'Union européenne, abritent 1,5 million de victimes (7%) » - Source TSR
De quelle façon va se dérouler la journée ?
« Des événements se déroulent dans plus d’une cinquantaine de pays et mobilisent les gouvernements, les employeurs, les travailleurs, les Nations Unies, les
organisations non gouvernementales ou de la société civile. Les événements prendront la forme de débats politiques de haut niveau, de débats publics, d’événements médiatiques, des campagnes de
sensibilisation et de manifestations culturelles » précise l'OIT
En résumé de la communication et de l'affichage pendant 24H00 avant de passer à autre chose. Car si l'objectif de l'OIT est de parvenir à la ratification
universelle en 2015 et à l'élimination des pires formes de travail des enfants en 2016, il n'est pas certain que les pays producteurs d'armes ou ceux clients des états producteurs d'énergie
fassent pression sur les pays où le travail forcé et la servitude des enfants n'est pas la première préoccupation !
Mais que pèsent le travail forcé des enfants, l'absence des droits de l'homme et la répression syndicale à côté des profits de nombreuses entreprises
multinationales dont les pays d'origine participeront demain aux : « débats politiques de haut niveau, événements médiatiques, campagnes de sensibilisation et manifestations culturelles
» ...
Bibliographie
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