Partager l'article ! Maisons de retraite ... des tarifs toujours plus hauts: Inquiétude autour des tarifs des maisons de retraite Un projet ...
Conseil Général des Ardennes .... La CGT ne se taira pas !!!!
Ardennes ..... Conseil Général .... belle mobilisation pour dénoncer l'intolérable .... 3 vidéos de FR3
Charleville Mézières .... JOURNEE D'ACTION DU 11 OCTOBRE .... une forte mobilisation est nécessaire pour les agents du Conseil Général!!!!!
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Inquiétude
autour des tarifs des maisons de retraite
D’une part, le texte généralise l’attribution d’une dotation globale aux Ehpad pour les soins et la dépendance, calculée à partir d’indices moyens. Cela signifie que les établissements recevront
une enveloppe qu’ils devront gérer eux-mêmes. L’objectif est d’aller vers une convergence des tarifs entre les différents départements, concernant la dépendance.
Libéralisation des tarifs en vue
D’autre part, le projet de décret crée une nouvelle tarification pour l’hébergement, la part prise en charge par les familles ou la
personne âgée. Le texte préconise de laisser la maison de retraite fixer elle-même son prix de journée pour les personnes qui ne bénéficient pas de l’aide sociale. L’évolution de ce tarif doit
cependant être ensuite encadrée, pour tous les résidents, aide sociale ou non, par la direction de la concurrence et des prix, comme pour les établissements privés.
C’est cette mesure qui fait bondir les familles. Elles craignent en effet une forte hausse du prix de l’hébergement. « Cet élément va servir de variable d’ajustement pour les maisons de retraite
», redoute Joëlle Le Gall, présidente de la Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles (Fnapaef).
« Comme les dépenses de soins et de dépendance devront être couvertes par les dotations globales attribuées et plafonnées, la tentation sera grande d’augmenter le prix de l’hébergement pour
couvrir les frais restants. Les familles vont donc devoir mettre un peu plus la main à la poche », s’indigne-t-elle.
La crainte d'un système à deux vitesses
Et d’anticiper une possible dérive vers un système à deux vitesses, séparant les personnes bénéficiant de l’aide sociale et les autres.
« Ces dernières, qui paieront plus, pourraient par exemple être en droit de demander davantage de services », redoute-t-elle.
Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), craint lui aussi des discriminations entre résidents. Il va même plus loin et parle d’une « agression » contre les familles, d’un système à « effets pervers ». « En mettant
en place des forfaits globaux, le texte renforce la logique de la convergence entre les établissements et d’une rationalisation budgétaire. En clair, l’État va prendre une partie des dotations
des structures qui s’en sortent le mieux pour les redistribuer aux moins bien dotées, tirant le niveau vers le bas », insiste-t-il.
Conséquence : « Nous risquons de devoir faire des économies sur le personnel pour pouvoir payer les médicaments. » Gérard Joubert, qui dirige la maison des Augustines à Meaux (Seine-et-Marne), a
calculé que la réforme l’obligerait à supprimer en quatre ans 15 postes sur les 46 que compte son personnel soignant.
L'inquiétude des départements
Au ministère du travail, on explique au contraire que « la réforme apportera une liberté de gestion plus grande aux établissements publics et associatifs, qui pourront mieux anticiper leurs investissements et être plus concurrentiels par rapport aux structures privées ». On ne comprend pas « pourquoi les maisons de retraite refuseraient l’autonomie et la responsabilité offertes ». Sur la question du tarif hébergement, le ministère se veut rassurant et ouvert à la discussion.
Il rappelle que le projet de décret a pour principal objectif d’ «éviter les grandes fluctuations des tarifs d’une année sur l’autre», en raison par exemple de travaux ou d’investissements
réalisés dans l’établissement. Certes, les prix seront librement fixés lorsque la personne âgée entrera dans l’établissement. Mais leur évolution sera encadrée par un référentiel départemental
des coûts, afin d’éviter les abus, et par un dispositif qui limitera les excédents des établissements. Un contrôle des comptes a posteriori est également prévu par le texte.
Mais d’autres s’inquiètent de ce décret : ce sont les acteurs et financeurs locaux, les départements. Plusieurs d’entre eux ont déjà manifesté leurs appréhensions. Dans un contexte de forte
demande de places dans les Ehpad, les établissements pourraient utiliser le prix de l’hébergement comme un outil de sélection pour choisir les résidents les plus riches. Surtout, toute hausse des
tarifs se traduirait par une sollicitation plus importante des familles et augmenterait le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale, distribuée par le département. Au final, la mesure, qui
pourrait concerner entre 500 et 800 établissements, laisse planer une grande incertitude sur les finances des conseils généraux.
Nous observons des retours à domicile ainsi forcés et à risque avec des époux(es) ou enfants qui reprennent leurs grand-parents par obligations financières atteints de pathologies lourdes type alzheimer , démences apparentées ,etc...d'où l'épuisement des aidants accentué et des conditions de maintien à domicle de personnes agées limite....nous sommes en 2009...