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Depuis lundi, à 9 heures, la majorité du personnel de la Sarl Volets de France a été mise en chômage partiel par la direction de l'entreprise.
La cinquantaine de salariés concernés a été avisée de cette mesure par le Pdg, Pascal Catteuw, le directeur du site, Pascal Jowzick, et le directeur de production, Stéphane Konrad.
Auparavant, le personnel avait refusé de répondre à la demande des dirigeants qui sollicitaient ceux qui voulaient travailler ou arrêter.
Les salariés n'ont pas voulu se prêter à cette « mascarade » et ont quitté l'entreprise en colère. Certains se livrant même à quelques exactions avant de quitter leur outil de travail.
Cette mesure de chômage intervient cinq jours après que les dirigeants aient obtenu un sursis de trois semaines pour tenter de sauver cette PME installée, rue Camile-Didier, sur la zone industrielle de Mohon.


Une mort annoncée ?
Hormis quatre employés de bureau, l'ensemble de l'effectif a donc repris le chemin de la maison en attendant la probable mise en liquidation de l'entreprise, le 15 octobre, par le tribunal de commerce de Sedan. On voit mal, en effet, comment les choses pourraient évoluer positivement d'ici cette échéance.
La réunion en préfecture sur laquelle les dirigeants du groupe Winsol semblaient miser pour inverser la tendance du moment a été reportée au 8 octobre. Mais, compte tenu des propos tenus, lundi, à Sedan, lors de l'assemblée générale de la chambre de commerce et d'industrie par le préfet et le directeur de la Banque de France, on a du mal à croire que Volets de France puisse passer à côté d'une mort annoncée. D'autant que l'actionnaire principal de Bencis ne paraît plus disposer à mettre de l'argent dans la société ardennaise.
Le personnel de Volets de France semble d'ailleurs s'être déjà fait à cette idée. « On chômait déjà deux jours par semaine et on n'a plus assez de matériels pour assurer les commandes actuelles », nous confiait l'un des salariés, hier matin.
Pascal REMY
(1) Hier, la préfecture a délégué des personnes au sein de l'entreprise pour mener une enquête auprès du personnel.


Source l'Union
Tag(s) : #LES ARDENNES EN DETRESSE

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