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Le dépouillement de la "votation citoyenne" sur la Poste a commencé samedi, le comité national contre la privatisation, installé à la mairie du IIe arrondissement de Paris, s'avouant débordé par l'ampleur de la participation dans de nombreux départements.

En fin de journée, le comité organisateur de cette consultation, composé de 62 partis de gauche, associations et syndicats opposés au changement de statut de La Poste, avait recensé 9.987 points de vote dans toute la France, alors qu'il tablait initialement sur 6.000.

Dès la mi-journée, Nicolas Galepides, porte-parole du comité organisateur, s'était réjoui devant l'afflux des votants: "le coordinateur pour la Haute-Garonne m'annonce au moins 35.000 votants à Toulouse".

"Beaucoup de personnes chargées de centraliser les résultats ne peuvent le faire aussi vite qu'espéré, car elles tiennent un bureau de vote", explique M. Galepides, par ailleurs délégué Sud-PTT.

A Lille, la première secrétaire du PS Martine Aubry a voté dans la matinée.

Dans le Finistère, environ 16.000 personnes avaient voté à la mi-journée, dont "3.347 à Quimper, 3.019 pour le pays Bigouden" et "plus de 10.000 sur Brest", selon Patrice Campion, coordinateur départemental.

 

Une personne vote le 3 octobre 2009 à la mairie de Toulouse dans le cadre de la

 

Le dépouillement a commencé dès 15H00 dans certaines petites communes, les résultats définitifs au plan national ne devant être annoncés que lundi midi.

"A Mezel (Alpes de Haute-Provence) 232 personnes ont voté", devant la boulangerie et devant le bureau de poste, a noté Claude Quiquis (CGT). "La commune a 600 habitants, mais je n'ai pas le nombre d'inscrits sur les listes électorales", a-t-il ajouté, en raccrochant l'un des 4 téléphones réservés à la collecte des résultats.

 

La France n'a "jamais connu une telle votation citoyenne et nous n'avons pas les moyens du ministère de l'Intérieur", s'est excusé Michel Pesnel (FO).

Dernier jour ce samedi de la consultation citoyenne sur la privatisation de la Poste. Durée: 52s.

Côté gouvernement, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a jugé "rassurant" l'attachement ainsi manifesté à La Poste, mais jugé "discutables" les conditions du scrutin, sans valeur juridique: "il n'y a aucun contrôle sur ces urnes, ça rappellera les grandes heures de l'Union soviétique".

Une large majorité de Français (59%) souhaite que le gouvernement organise un référendum sur le changement de statut de La Poste, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans Sud Ouest Dimanche.

Le député PS du Pas-de-Calais Jack Lang a d'ailleurs estimé que le gouvernement avait "tort de tarder à mettre en application" le référendum d'initiative populaire introduit dans la Constitution il y a plus d'un an. Dans son département, 21.000 personnes avaient voté, dans 80 bureaux, en fin d'après-midi.

A Paris, devant le bureau Emile Dolet (XXe arrondissement), "on espérait 500 votants, on en avait plus de 1.500" à la mi-journée, a raconté Michel Rousseau, président de l'association Euromarches (aide aux chômeurs).

Montrouge (Hauts-de-Seine) a dénombré "1.246 votants dont 26 pour la privatisation et 9 bulletins. Plusieurs adjoints au maire et conseillers municipaux de droite (actuels ou passés) ont participé a la votation", selon Thibault Grac, du comité local.

L'Aude, l'Isère et la Charente revendiquaient respectivement 129, 120 et 90 points de vote avant samedi, et le Gers 82 communes de vote "représentant la moitié des 143.000 électeurs inscrits du département".

En Meurthe-et-Moselle, un décompte provisoire recensait 20.176 votes samedi, avec 97,9% de "non" sur 67 lieux de vote, dont 17 entreprises. L'Essonne avait recensé dans l'après-midi 10.081 votes, dans 62 bureaux dépouillés sur 203.

Dernière mise à jour le: Samedi 3 Octobre 2009, 19:14
Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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