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Nicolas Sarkozy effectuera jeudi 8 octobre un déplacement très attendu en Moselle, le département français le plus touché par les restructurations militaires mais aussi l’un des plus affectés par la crise économique.

Le président de la République se rendra au 1er régiment du matériel de Woippy, dans la banlieue de Metz, accompagné des ministres de la Défense, de l’Aménagement du territoire et de l’Industrie, où il réunira une table ronde avec les élus locaux. Nicolas Sarkozy commencera néanmoins son séjour par une rencontre avec le monde industriel, chez le constructeur automobile Smart, à Hambach, qui fait figure d’exception dans le paysage économique lorrain.

Son programme ne prévoit pas en revanche, d’arrêt à Gandrange, dans le même département. Il avait pourtant promis aux ouvriers de l’ex-aciérie ArcelorMittal de revenir. C’était le 4 février 2008. Nicolas Sarkozy, au milieu des ouvriers sidérurgistes de l’usine ArcelorMittal en plein bras de fer avec leur direction, improvisait un discours très applaudi.

Nicolas Sarkozy aux ouvriers de Gandrange, le 4 février 2008 : "Je reviendrai".




Un an plus tard, le président de la République se défendait des accusations de mensonges qu’on lui avait reproché dans l’affaire des fermetures de l’acierie.


Le programme mosellan de Nicolas Sarkozy déplait aux anciens salariés de l’aciérie. Les habitants du bassin de Gandrange-Florange auraient aimé voir le président de la République, qui s’était engagé à maintenir le site de l’aciérie ArcelorMittal, malgré les fermetures annoncées par la direction.

Aujourd’hui le bilan n’est pas brillant. L’aciérie, contrairement aux promesses présidentielles a fermé le 31 mars 2009 et s’il ne reste qu’une vingtaine de salariés à reclasser sur les 575 concernés, les syndicats estiment que les engagements sur la revitalisation du site n’ont pas été tenus.

Les syndicats, jugent "pas très courageux" le fait que Gandrange ne figure pas dans le programme mosellan du président. "On ne l’aurait pas accueilli à coups de pierres. On l’aurait écouté et, s’il nous avait écoutés, ça aurait été bien aussi", a-t-il assuré.

A défaut d’approcher le président de la République, les syndicats CGT, CFDT, Unsa, CGC et FSU du département lui adresseront une lettre ouverte par l’intermédiaire du préfet.

 







Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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