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Les populations surendettées sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus seules, de plus en plus âgées et de plus en plus pauvres.

En février 2011, le nombre de dossiers de surendettement que la Banque de France a reçus a augmenté de 17% par rapport à décembre 2010, portant leur total à 900.000. Depuis 2003, les surendettés — ménages dont le remboursement de crédits et de prêts représente plus de 30% des revenus globaux — peuvent faire appel à la Banque de France pour renégocier leurs dettes. Une étude publiée par la BdF ce mercredi montre que les populations surendettées sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus seules, de plus en plus vieilles et de plus en plus pauvres.

Qui sont les ménages surendettés ?

Les populations les plus surendettées sont à majorité des personnes aux revenus faibles, vivant seules, sans tiers à charge et locataires de leur logement. 83% des ménages surendettés ont des revenus faibles ou très faibles — moins de 2.000 euros par mois. Ce sont des ouvriers et des employés pour la majorité. Parmi eux, 54% ne touchent un salaire qu'égal ou inférieur au SMIC et 5%, un salaire égal ou même inférieur au RSA, c'est à dire 460 euros par mois.

Autre fait, 26% de l'ensemble des surendettés sont au chômage. La population surendettée est également composée à 65% de personnes vivant seules. La part des personnes surendettées séparées ou divorcées passe de 26,5% en 2001 à 34,9% en 2010. En 2010, les surendettés sont à 80% locataires, c'est 5% de plus qu'en 2010. Enfin, la population surendettée est de plus en plus âgée. Si les plus de 55 ans ne représentaient que 12,6% des surendettés en 2001, il sont 23% en 2010. Les plus de 65 ans augmentent également, passant de 4 à 8%.

Pourquoi les Français s'endettent-ils de plus en plus ?

Une question majeure qui semble trouver un écho dans la crise qui a marqué ces deux dernières années. Selon François Soulage, ex-conseiller de Michel Rocard à Matignon interrogé par le journal Le Parisien ce mercredi, cette hausse du surendettement serait liée à l'accès, de plus en plus facilité et de moins en moins protégé, des Français aux crédits "revolving". La hausse des prix du logement et de l'électricité — entre autres… — rendrait l'accès aux crédits à la consommation, classiques et moins dangereux, de plus en plus difficile.

L'étude de la Banque de France met également en lumière deux facteurs notables : la stagnation des pensions de retraite, et l'obligation des parents d'assurer de plus en plus longtemps la responsabilité financière des enfants. François Soulage explique que pour lutter contre le surendettement, il faudrait notamment que les banques et établissements financiers octroyant des crédits ou prêts "revolving" soient mieux informés des conditions financières des demandeurs afin d'éviter d'en arriver à une situation extrême.

Quelle est la nature exacte de ces dettes ?

Selon les calculs de la Banque de France, en 2010, la dette moyenne des dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France est de 34.500 euros. Chaque dossier est composé en moyennes de dix dettes.

Les dettes bancaires sont les plus courantes. Présentes dans 95% des dossiers et représentant une part d'environ 30.000 euros, elles sont caractérisées par trois sortes de dettes : les dettes liées aux prêts immobiliers, aux crédit à la consommation et aux découverts et dépassements. Les dettes de charges courantes, ou plus communément appelées "dettes vitales" — dettes de logement, d'énergie et de communication, de transport, de santé, d'éducation, etc. —, sont présentes également dans 76% des dossiers. Enfin, les autres dettes, sociales, professionnelles ou pénales, sont également présentes dans plus de la moitié des dossiers.

(Source : L'Expansion)

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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