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L’impôt est la source de vie de tout l’appareil du pouvoir exécutif. Mais toute cette machinerie est placée, par la dette publique,  sous le contrôle financier étroit de la classe dominante,   de l’aristocratie financière, les grands promoteurs d’emprunts et spéculateurs sur les valeurs d’Etat.

Dans le monde moderne, tout le système financier et bancaire est très étroitement impliqué dans le maintien du crédit public. Une partie de leur capital est investie et placée avec intérêts dans les valeurs d’Etat rapidement convertibles. Ces rentiers de l’Etat se répartissent donc les intérêts de ces dépôts et  de ce capital qui est ainsi  mis à leur disposition 

La seule partie de la prétendue richesse nationale qui entre réellement dans la propriété collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner de l’idée que, pour la classe dominante, plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. La dette publique alimente  les marchés financiers, la spéculation, et le système bancaire moderne.

On retrouve aussi  le rôle joué par la dette publique, comme moyen permettant à la classe dominante à la fois de tenir l’Etat dans sa main (par le contrôle de son financement) et d’accélérer l’accumulation du capital (par l’expansion du crédit et de la finance) : la dette publique opère comme un des agents les plus énergiques de l’accumulation primitive. Par un coup de baguette (magique) elle dote l’argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu’il ait pour cela à subir les risques inséparables de son emploi industriel.

Les acheteurs de dettes publiques font une bonne affaire car leur argent métamorphosé en bons du Trésor faciles à vendre, continue généralement à fonctionner entre leurs mains comme autant d’argent liquide. Mais, à part la classe de rentiers oisifs ainsi créée (« financiers intermédiaires entre le gouvernement et la nation », etc.) la dette publique a donné le branle aux sociétés par actions, au commerce de toute sorte de papiers négociables, aux opérations aléatoires, en somme, aux jeux de bourse et à la bancocratie moderne !

Pour se financer, l’État émet des titres financiers que des investisseurs achètent, mais savoir qui détient les créances françaises est un secret extrêmement bien gardé. L’opacité est totale et couverte par la loi. Le citoyen curieux peut juste savoir qu’un tiers de la dette est détenu par des investisseurs français, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’étranger. Les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni ! Pour en apprendre plus lire l’article suivant : QUI DETIENT LA DETTE DE LA FRANCE ?

On sait qu’aujourd’hui, en plus, bien des Etats, dont l’Etat français, ont même renoncé à la création monétaire au profit des banques elles-mêmes, disposition qui renforce la prédominance du capital international sur les Etats à son service. Ce système permet aux rentiers de s’enrichir sur le dos de ceux qui travaillent, ils peuvent ainsi léguer à leurs descendants des revenus substantiels. Les uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette !

Voilà ce qu’il en a coûté pour dégager les «lois naturelles et éternelles» du capitalisme. Ne dirait-on pas que l’humanité est un séjour de damnés ? C’est avec des taches de sang sur une de ses faces que l’argent est venu au monde. Le capitalisme vient au monde en transpirant de la tête aux pieds, la sueur et le sang.

 


« Les grands arrêteront de dominer, quand les petits arrêteront de ramper »…j.C.F VON SCHILLER

 

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Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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