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Comme on l'avait laissé présager,  le tribunal de commerce de Paris a décidé, hier, la liquidation judiciaire de la Sopap, qui attend maintenant un repreneur.

LES 53 salariés de l'entreprise le savaient. Ils n'ont donc pas été surpris d'entendre le président du tribunal de commerce de Paris prononcer la liquidation judiciaire de la Sopap.
Il n'y avait, en effet, aucune autre alternative possible compte tenu de la situation financière de leur société et de l'état de son carnet de commandes.
Trente emplois en jeu
Après avoir obtenu trois périodes de sursis suite à la mise en redressement judiciaire prononcée le 30 avril 2009, le personnel de cette PME implantée sur la zone industrielle de Tournes-Cliron et spécialisée dans la fabrication de mécanismes d'indexage a donc pris cette décision avec une certaine philosophie.
D'autant que l'essentiel, pour eux, était surtout de garder un espoir symbolisé par les quinze jours d'activités supplémentaires obtenus par leur avocat au terme d'une longue et efficace plaidoirie. Prolongation qui sera payée par l'Association pour la gestion des créances salariales (AGS).
« Ce délai va pouvoir permettre au groupe allemand Tunkers d'affiner son dossier de reprise et de maintenir une trentaine d'emplois sur le site. La balle est dans son camp. Et on va s'atteler à assurer la réussite de ce projet »» soulignait, hier, un représentant des salariés.
Le seul point positif au terme de cette audience peut aussi permettre à d'autres éventuels candidats repreneurs de se positionner pour le rachat de la société. La porte est grande ouverte…
« Le véritable enjeu de la journée était d'obtenir un délai suffisant pour que les licenciements résultant de la liquidation ne soient pas immédiatement prononcés et aussi donner le temps à d'éventuels investisseurs de présenter des plans de sauvetage pouvant préserver un maximum d'emplois » ajoute Me Xavier Medeau, lequel accompagnait les quatre délégués syndicaux CFTC et CFDT.
Sous la pression des salariés, Me Stackler a demandé à la juridiction parisienne, très à l'écoute et apparemment très sensible à la situation de l'emploi dans les Ardennes, d'étendre la mesure de liquidation à la société châlonnaise Erich Freywiss Mecanic (9 employés). De manière à pouvoir lever tous les obstacles à la reprise globale de la Sopap et d'EFM réunis.
Ce qui était une condition posée par le groupe allemand qui envisagerait de regrouper ces deux unités sur la zone d'activités Ardennes Emeraude de Tournes.
A noter enfin que Me Medeau au nom de tous les salariés de la Sopap a déposé officiellement plainte contre X, hier, pour vol d'actifs lors de la soirée du vendredi 19 février dans les locaux de Tournes. Tant sur le plan économique que sur le front judiciaire, les salariés font décidément preuve de la même ténacité…

Source

Plus 11 employés du site de La Veuve et peut-être 9 salariés d'Erich Freywiss Mecanic à Châlons-en-Champagne.

Tag(s) : #LES ARDENNES EN DETRESSE

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