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Sur demande de l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), qui rassemble Direct Énergie, Poweo, Altergaz et Gaz de Paris, le Conseil d’État vient de suspendre la décision du gouvernement, de gel du tarif du gaz.

Ces entreprises veulent augmenter le prix du gaz d’environ 10 % d’après l’application d’une formule fortement défavorable aux usagers, pour faire des profits maximum (près de 10 millions de foyers sont concernés).

L’ouverture à la concurrence, en place depuis 2007, est un leurre. La « concurrence » n’a absolument pas fait baisser les tarifs.

En dix ans, le prix du gaz a augmenté de 68,5 %. La part de l’énergie, dépense contrainte, prend de plus en plus de place dans le budget des ménages.

3,4 millions de ménages consacrent plus de 10 % de leurs ressources, pour l’énergie, notamment pour leur chauffage.

L’hiver dernier, un Français sur dix, soit 6,5 millions de personnes, a souffert du froid. Ils n’ont plus les moyens de se chauffer correctement. La précarité énergétique concerne de plus en plus de foyers.

C’est de nouveau, et de plus en période 
de froid, que ces entreprises veulent augmenter les prix du gaz pour faire plus de profits sur l’énergie.

Il est indispensable de réviser le mode de calcul des tarifs. La formule actuelle, récemment modifiée, intègre pour 10 % les cours du marché gazier mondial. Le calcul du prix du gaz intégrait enfin « le prix du gaz », mais seulement pour 10 %. Malgré tout, les usagers n’y retrouvent pas leur compte.

Le gel du tarif du gaz annoncé par le gouvernement, sans avoir eu la volonté de changer profondément le mode de calcul du gaz, amène à cette décision du Conseil d’État. Cela va encore augmenter la précarité énergétique qui déjà touche de plus en plus de ménages et, notamment, des personnes âgées.

Il est indispensable de revoir rapidement et en profondeur le mode de calcul des tarifs. Il faut en particulier le désindexer du prix du pétrole, indexation qui n’a aucune logique, sauf financière…

Pour la définition des prix, la transparence doit être le maître mot en ce qui concerne les stocks disponibles, la réalité du prix d’achat aux producteurs… Il faut réformer et démocratiser la fixation des prix.

Les tarifs réglementés doivent rester le rempart au tout marché. Avec la maîtrise publique de l’énergie, ils sont la condition pour préserver le droit fondamental qu’est l’accès à l’énergie.

 

Guy BEAUNÉ, secrétaire national d’indecosa-CGT.

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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