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Elle "respire" la gentillesse la bougresse

 

 

La femme la plus riche du monde, l’Australienne Gina Rinehart, héritière de l’empire minier fondé par son père, a moqué le jeudi 30 août 2012 « les jaloux » qui passent plus de temps à boire qu’à travailler et demandé au gouvernement d’abaisser le salaire minimum pour attirer l’investissement.

Ces commentaires lui ont valu une volée de bois vert de la part du gouvernement de centre-gauche qui a fait l’unanimité contre lui dans les milieux d’affaires en levant des taxes sur les gigantesques profits miniers et la pollution.

Gina Rinehart, héritière et patronne du groupe Hancock Prospecting, est devenue la femme la plus riche du monde avec une fortune personnelle estimée à 29,2 milliards de dollars australiens (24 milliards d’euros) par la Business Review Weekly (BRW).

« Il n’y a pas de monopole pour devenir millionnaire », a écrit l’industrielle dans  un magazine financier.

« Si vous êtes jaloux de ceux qui ont plus d’argent que vous, ne restez pas assis à vous plaindre. Faites quelque chose pour gagner davantage – passez moins de temps à boire, à fumer et à socialiser, travaillez plus », a-t-elle lancé.

« Devenez l’un de ces individus qui travaillent dur, investissent et bâtissent, et dans le même temps créent de l’emploi et des opportunités pour les autres », a encore dit Mme Rinehart.

Elle a par ailleurs dénoncé les politiques « socialistes » du gouvernement qui devrait plutôt, selon elle, abaisser le salaire minimum et les taxes pour encourager l’initiative privée.

Le ministre des Finances, Wayne Swan, virulent contempteur des multimillionnaires australiens qui combattent la taxe minière et une nouvelle taxe carbone entrée en vigueur le 1er juillet, est immédiatement monté au créneau.

« Ces commentaires sont une insulte aux millions de travailleurs australiens qui vont au travail et suent sang et eau pour nourrir leurs enfants et payer leurs factures », a-t-il répliqué.

Les Verts, alliés du gouvernement, ont ironisé sur une femme qui « doit sa fortune à sa famille » tandis que le syndicat minier l’a accusée de « délire ».

« Alors qu’elle tente d’importer de la main d’œuvre étrangère bon marché et d’éviter de payer ses impôts, Rinhehart prétend que ce sont les millionnaires et les milliardaires qui font le plus de bien social », s’est étonné le président du syndicat, Tony Maher.

Cet Article publié sur « le point.fr » , montre bien que, loin des théories des penseurs libéraux du milieu XIXème, on est ici dans l’application pratique et concrète de la doctrine du mépris, et de l’héritage. On y fait l’apologie de la richesse captée sans rien faire, aucune création, aucune imagination, juste une inégalité totale au berceau. Il faut rappeler à cette dame que tout ce qu’elle possède est le fruit du travail des ouvriers qui ont travaillé dans les mines et entreprises de son père. Le développement d’une entreprise dépend aussi des conditions favorables et des infrastructures que la collectivité crée et met à sa disposition.

Ces déclarations sont exactement les mêmes que celles du patronat du début du XXème siècle, donc rien de nouveau sous le ciel capitaliste, toujours les mêmes propos archaïques et rétrogrades.

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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