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Aux Etats-Unis, certaines entreprises versent davantage d’argent à leur patron qu’au Trésor public, selon une étude du think tank Institute of Policy Studies que relaie le Washington Post:

«Sur les 100 dirigeants d’entreprises les mieux payés aux Etats-Unis l’an dernier, 25 gagnaient davantage que ce dont leur entreprise a dû s’acquitter en impôt sur les sociétés.»

Parmi les entreprises en question, le rapport cite l’opérateur télécoms Verizon, le constructeur aéronautique Boeing, le conglomérat industriel General Electric ou le groupe financier Bank of New York Mellon.

Il explique cette «performance» par diverses techniques: activités domiciliées dans des paradis fiscaux, dispositifs autorisant un décalage du paiement des impôts sur plusieurs années, investissements ouvrant droit à des ristournes fiscales… «Ces dirigeants sont récompensés pour leur gestion d’entreprises qui esquivent les taxes», a affirmé Chuck Collins, un des auteurs de l’étude de l’Institute of Policy Studies.


Et en France, qu’en est-il?


En décembre dernier, le Journal du dimanche avait publié le montant de l’imposition 2009 des entreprises du CAC 40 —du moins, de la moitié d’entre elles qui avaient accepté de lui répondre.

On y trouvait sept entreprises qui, tout en étant bénéficiaires au niveau mondial, n’avaient pas acquitté un euro d’impôt sur les sociétés en France en 2009: Danone, Essilor, Saint-Gobain, Schneider Electric, Suez Environnement, Arcelor Mittal et, last but not least, Total, plus grosse entreprise française, qui avait engrangé 8,63 milliard d’euros de profit en 2009. Si l’on utilise les chiffres des Echos sur les rémunérations patronales, en part fixe et part variable, ces mêmes sociétés versaient alors à leur patron 2,3 millions d’euros par an en moyenne.

Dans un rapport remis début juillet, le rapporteur général du budget s'intéressait aux rentrées de l'impôt sur les sociétés sur les exercices 2007-2009 et montrait un écart de pression fiscale de vingt points environ entre les petites et les grandes entreprises. Alors que les quatre entreprises du CAC 40 à participation publique (France Télécom, EDF, GDF Suez et Renault) étaient, rapportaient les Echos, «à elles seules été redevables de 40 % de l'IS brut», quatre autres n'avaient «pas payé d'IS entre 2007 et 2009».

 

Source

 


Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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