Partager l'article ! Crise financière, plans sociaux .... les innocents trinquent toujours à la place des coupables: &n ...
Conseil Général des Ardennes .... La CGT ne se taira pas !!!!
Ardennes ..... Conseil Général .... belle mobilisation pour dénoncer l'intolérable .... 3 vidéos de FR3
Charleville Mézières .... JOURNEE D'ACTION DU 11 OCTOBRE .... une forte mobilisation est nécessaire pour les agents du Conseil Général!!!!!
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Les erreurs commises en toute impunité par les voyous et/ou les incompétents qui nous dirigent, ce sont les salariés et les braves gens qui les paient au
prix fort.
Prenons l'exemple criant de PSA. La vulgate patronale, relayée par des médias complaisants, nous serine que sacrifier directement des milliers de salariés ainsi que
leurs familles, puis indirectement les tissus économiques afférents (sous-traitants, commerces, services…), c'est malheureusement inévitable, there is no alternative : à cause de la
crise, le marché automobile chute, PSA perd de l'argent, le coût du travail en France est trop élevé, etc, etc.
Scrutons ces mensonges de plus près.
Coût du travail ? «Nous avons le coût du travail le plus cher en Europe et nous produisons 44% de notre production en France, donc il faut baisser
les charges qui pèsent sur le travail de manière massive», a déclaré hier sur RTL Philippe
Varin, grand patron du constructeur licencieur. C'EST
FAUX, lui rétorque Samuel Laurent, l'un des Décodeurs du Monde.fr...
«Lorsque, en 2010, monsieur Philippe Varin avait quadruplé son salaire en le portant à 3,25 millions d'euros, la question du coût du travail le préoccupait moins
qu'aujourd'hui», a réagi Bruno Le Roux,
député de Seine-Saint-Denis.
Au nom du "coût du travail" — toujours trop élevé pour les salariés, mais jamais assez pour ceux qui les mènent au casse-pipe — qui entraverait notre sacro-sainte
"compétitivité", on pratique le chantage à l'emploi et sa précarisation, le dumping social et la course au low-cost dans une course frénétique au nivelage par le bas complètement suicidaire. Parce que ce
n'est pas en s'alignant sur l'esclavagisme chinois ou la misère roumaine que nous nous en sortirons mais, au contraire, en misant sur l'innovation et la qualité via des produits et des services à
haute valeur ajoutée. Parce qu'au contraire, des salaires décents et une protection sociale forte sont le ciment d'une société stable et harmonieuse dont le monde devrait s'inspirer.
La filière automobile mal en point ? Nous passerons sur les milliards d'argent public engloutis afin de maintenir ce secteur sous perfusion : de la
"Jupette" à la "Balladurette" en passant par les primes à la casse, les diverses aides publiques dont les exonérations de TVA puis, très récemment, le cumul simultané de deux dispositifs pourtant antagonistes (aides au
chômage partiel financées par l'Etat et l'Unedic + heures supplémentaires défiscalisées). Nous passerons également sur l'hypocrisie — comparable à celle opérée vis-à-vis du tabac — de tenir en
vie un secteur ô combien polluant et mortifère, mais tellement lucratif avec ses automobilistes vaches-à-lait, copieusement taxés par l'Etat et sommés de payer encore pour faire tourner
artificiellement des secteurs parallèles : radars, gilets jaunes puis éthylotests obligatoires et, bientôt, le contrôle technique annuel...
Selon le journaliste Michel Holtz, chez Peugeot-Citroën, le compte à rebours de la catastrophe industrielle remonte à plus de vingt ans : les mauvais choix stratégiques d'hier ont
conduit au désastre d'aujourd'hui.
Et qui paie ces mauvais choix stratégiques élaborés par des cravateux inaptes mais grassement rémunérés ? Les salariés. Et qui paie l'absence totale de stratégie en
général, le manque de vision de nos politiques, le court-termisme effréné de nos industriels et de la finance ? La collectivité toute entière, alors qu'il est indispensable d'engager dès à
présent une courageuse reconversion écologique de la plupart de nos activités qui sont de plus en plus
polluantes, malsaines et dont la valeur sociale est de plus en plus nulle. Oser engager ce virage magistral aujourd'hui serait même une issue salutaire à la crise économique que nous traversons.
Mais qui le souhaite ? Scier la branche et obéir à la doxa, c'est tout ce que nos dirigeants savent faire.
La crise, toujours la crise... Mais qui en est à l'origine ? Les subprimes américains, produits d'un système économique totalement asservi au culte du Veau d'or, qui récompense une poignée de nuisibles chargés d'appauvrir des
milliards d'innocents. Une finance folle qui, elle, ne manque pas d'imagination et d'innovation pour générer des profits aussi immédiats que dangereusement déconnectés de la réalité, quitte à
tout foutre en l'air sans en assumer les conséquences. Des banquiers sans scrupules, incapables de voir ce qu'il se passe dans leurs propres établissements (en France, Daniel Bouton et l'affaire
Kerviel) et reconnaissent, de fait, leur grave incompétence, mais qu'on remercie avec des stock-options et de luxueuses retraites-chapeaux tandis que le salarié fautif, lui, est viré sans
ménagement, et le voleur de poules aussitôt expédié en prison.
Des politiques complices — toujours les mêmes en place depuis des décennies, accrochés à leurs prébendes —, aveugles et incapables d'agir pour l'intérêt général,
qui nous ressortent les mêmes recettes éculées, profitent du système au lieu de le réguler et, parfois, osent même pointer les soi-disant privilèges d'un peuple régulièrement accusé
d'irresponsabilité (quand ce n'est pas de fraude) alors qu'ils font partie des 10% les plus riches et, côté abus, malversations ou corruption, ne sont pas en reste...
Enfin des économistes, perroquets d'une idéologie faillie et prédicateurs à la noix, autant de nuls grassement payés dont l'omniprésence dans les médias n'est même
pas remise en cause.
Voilà où nous en sommes : menés par des élites incompétentes qui sèment le désastre en toute impunité, toujours en poste ou congédiées avec les honneurs. Et pendant
de temps, des millions de salariés doivent se sacrifier pour elles, et des millions de chômeurs ont été déjà sacrifiés à cause d'elles. On se prend à rêver de piques, de fourches et de
guillotine.
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