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La mauvaise nouvelle est tombée mercredi lors d'un CE extraordinaire.  Le site Delphi  de Donchery s'apprête  à licencier  60 salariés.

L'ÉQUIPEMENTIER automobile Delphi, implanté à Donchery, société qui emploie à ce jour 354 personnes, s'apprête à se séparer de 60 salariés (30 en production et 30 dans les services administratifs, de maintenance et de logistique). L'information a été officiellement communiquée par la direction, mercredi, lors d'un C.E. extraordinaire : « Il s'agissait en quelque sorte d'une réunion d'information au cours de laquelle il nous a été transmis les « livres 1 er 2 », qui sont les documents systématiquement remis dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi. Ces documents nous informent des raisons économiques qui ont conduit au plan social » explique Jean-Yves Stévenin, membre du C.E. et délégué CGT (syndicat majoritaire dans l'entreprise).
Dans les années quatre-vingt-dix, Delphi Donchery a compté jusqu'à 750 salariés. La situation s'est depuis dégradée petit à petit. La dernière grosse vague de licenciement (plus d'une centaine), avait eu lieu en 2008. Cette nouvelle mesure de réduction de la masse salariale a été annoncée par Didier Verloteaux, directeur des opérations Thermal Europe, qui avait fait le déplacement depuis le Luxembourg, où se trouve le centre technique de Delphi.

« Accords de méthode »


Selon Jean-Yves Stévenin, ces licenciements sont liés à la crise dans le secteur automobile : « La Laguna ne s'est pas vendue comme prévu et nous allons également perdre le marché de l'Opel Astra. Nous assemblions jusqu'à présent les modules de climatisation pour l'Astra, mais celle-ci arrive en fin de vie, et nous n'avons pas décroché le marché pour le nouveau modèle. C'est en tout cas ce qui nous a été expliqué par la direction ».
Le plan social devrait passer par « les accords de méthode », prolongée jusqu'à fin mars 2012 suite à un mouvement de grève déclenché l'an passé : « Il est prévu dans ces accords trois cas de figure : si la personne licenciée retrouve un emploi dans une autre entreprise, elle a droit à 30.000 € ; si elle crée ou reprend une entreprise ou un commerce, elle perçoit 40.000 €, si enfin, elle ne trouve pas de solution de réinsertion professionnelle, elle part avec 55.000 € » rappelle le délégué CGT, qui pour l'heure ne prévoit pas de mouvement de protestation : « Nous n'en sommes qu'au tout départ de la procédure. La première réunion officielle entre direction et syndicat est fixée au 6 avril sur le site de Donchery. Nous allons bien évidemment surveiller tout cela de très près ».

O.R.

Tag(s) : #LES ARDENNES EN DETRESSE

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