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Les commissions des Finances et de l’Education du Sénat, dans leurs rapports respectifs sur le budget 2012 de l’Education nationale, ont sévèrement critiqué la politique menée, mettant en avant que le ministère avait perdu 165437 postes, soit 14,4% des effectifs.


Les crédits de l'enseignement scolaire pour 2012 devaient être examinés jeudi soir en séance au Sénat, et la majorité de gauche devait voter contre. Dans son rapport, la commission des Finances évoque "une logique d'affichage qui ne permet pas de lutter efficacement contre l'échec scolaire", "une gestion des ressources humaines qui a échoué à revaloriser le métier d'enseignant", "des élèves trop nombreux par classe et un taux d'encadrement médiocre".


"La vérité des chiffres" de 2003 à 2011, c'est "une baisse nette des effectifs du ministère de l’Education nationale" de "165437 ETP (emploi temps plein), soit 14,4% des effectifs". "Il s'agit de données sur le nombre de postes, en partie exercés à temps partiel, et non d'emplois temps plein travaillé (ETPT)", précise le rapport. Et entre 2007 et 2009, 93424 emplois de personnels techniciens, ouvriers et de service (TOS) ont été transférés aux collectivités locales.


"Les dépenses relatives aux heures supplémentaires (1,31 milliard d'euros en 2010-2011) représentent l'équivalent de 40000 d'emplois temps plein travaillé", selon les rapporteurs qui "recommandent de ne plus imposer d'heures supplémentaires qui alourdissent la charge de travail des enseignants qui ne le souhaitent pas, en augmentant parallèlement le nombre de postes offerts aux concours".


Le 17 novembre, lors de la discussion générale sur le budget, le rapporteur général de la commission des Finances, Nicole Bricq (PS), citait ce rapport en évoquant les "méfaits de la RGPP" (Révision générale des politiques publiques). Elle souligne aussi que les heures supplémentaires "tendent à devenir une variable d'ajustement de plus en plus utilisée pour combler la désorganisation du service public qui résulte de la suppression de 66000 postes depuis 2007".


La commission de la Culture et de l’Education a critiqué l'"absence d'ambition éducative", "une politique financière décorrélée des enjeux ", "une évolution des crédits en trompe-l'oeil", "un schéma d'emploi intenable après l'épuisement des leviers d'optimisation".

Conséquences de ce manque d’effectif, selon les rapports: "un système éducatif déboussolé" et "des performances insuffisantes et des personnels fragilisés".

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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