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Une semaine après les manifestations massives du 19 juillet à l’appel de nos camarades des Commissions Ouvrières (CCOO) et de la UGT et CCOO en lutte contre le nouveau plan de rigueur du gouvernement Rajoy, les commentateurs rivalisent dans l’usage d’adjectifs pour qualifier la situation en Espagne : « perdus », « étrillés », « asphyxiés », « étranglés » les espagnols n’auraient pas d’autre choix que de s’en remettre à l’Europe et d’accepter les sacrifices nécessaires au rétablissement de l’équilibre dans les finances publiques. Sans quoi le pays, déjà soumis à un taux d’emprunt à dix ans qui atteint le record de 7,6 %, subirait à coup sûr le même sort que la Grèce, brocardée depuis plus de trois ans, après avoir été présentée comme un miracle économique.

Le peuple espagnol refuse légitimement de payer l’addition que le gouvernement Rajoy lui présente : nouvelle baisse de la rémunération des fonctionnaires (suppression des primes de Noël venant s’ajouter aux réductions de salaires de 2011), augmentation de la TVA de 18 à 20 %, baisse du montant et de la durée de perception des allocations chômage, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter atteignant le niveau record fin juillet de 24,63 %, frappant 5,7 millions de personnes (et plus de 53 % des jeunes), baisse des prestations sociales, désengagement de l’Etat du secteur des mines (avec une baisse de 64 % des subventions publiques). Sur ce dernier point, les marches des mineurs espagnols ont démontré l’injustice qu’il y avait à donner des milliards d’euros aux banques tout en abandonnant les gueules noires.

Ces choix politiques du gouvernement espagnol obèrent, comme dans le cas grec, toute chance de reprise. En comprimant encore le pourvoir d’achat par la réduction des salaires, l’augmentation des prix (notamment de l’énergie) et la baisse des prestations sociales, en entamant la confiance des travailleurs espagnols par les attaques sur les services publics et sur le système de protection sociale, l’Espagne risque effectivement de s’enfoncer dans un cercle vicieux où la rigueur et l’austérité entretiennent la récession.

La CGT est solidaire des actions syndicales conduites par les CCOO et la UGT. Elle condamne les répressions syndicales, les actes d’intimidation, voire de violence qui se multiplient en Espagne. Elle soutient enfin toutes les luttes qui, en Espagne, en Grèce et ailleurs, visent à inverser les logiques d’austérité et de rigueur qui sous-tendent les politiques économiques actuellement à l’œuvre en Europe.

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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