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Aucun représentant des six organisations syndicales de fonctionnaires territoriaux ne participera à la réunion du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale qui doit se tenir lundi 15 février à 9h30 au CNFPT.

Convoqué en urgence par le ministre de l’intérieur, de l’outre mer et des collectivités territoriales, pour examiner une lettre rectificative au projet de loi relatif à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique, le CSFPT sera consulté sur l’ajout d’un article précisant que les créations d’emplois d’infirmières et de personnels paramédicaux de catégorie A ne seront pas classés en catégorie active et que la limite d’âge de ces emplois sera fixée à 65 ans.

Ces dispositions – consécutives à la reconnaissance du diplôme d’infirmière au niveau bac + 3 et à la possibilité qui leur est donnée de passer en catégorie A -, sont jugées inacceptables par les six organisations syndicales représentées au CSFPT, car elles ne tiennent pas compte de la pénibilité propre au métier d’infirmière.

Ces organisations (CGT, CFDT, FO, FA FPT, Unsa et CFTC) ont dénoncé, le 9 février, dans un communiqué commun, le « chantage fait aux professionnels de santé d’une augmentation de leur salaires au moment du passage en catégorie A contre l’abandon de la possibilité de partir à 55 ans (catégorie active) et l’annulation de la majoration de durée d’assurance (un an tous les dix ans) prévue pour les agents travaillant dans les services de soins ».

Le communiqué souligne en outre que le niveau de rémunération indiciaire reste inconnu pour la fonction publique territoriale, aucune réunion n’ayant été programmée sur ce point par la direction générale des collectivités locales.
Les représentants au CSFPT des personnels territoriaux refusent donc en bloc cette procédure d’urgence qui consiste à placer un « cavalier » dans un projet de loi portant sur un autre sujet et qui traduit, selon eux, la volonté du gouvernement de passer en force pour imposer une disposition contenue dans un volet du protocole d’accord hospitalier que leurs organisations ont refusé de signer.

Les infirmières qui passeront en catégorie A auront certes un déroulement de carrière plus intéressant, mais le service actif qui permet la retraite anticipée ne sera plus possible, conteste de son côté Agnès Lerat, responsable de la territoriale pour les fonctions publiques CGC, en accord avec les syndicats représentés au CSFPT.

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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