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Comme d'autres entreprises, la fonderie Béroudiaux souffre en ce moment. Des jours de chômage sont prévus ce mois-ci.

LES entreprises locales souffrent. La fonderie Béroudiaux qui a connu comme bien d'autres une année 2009 difficile, malgré les projets d'agrandissement qui étaient entrevus en 2008, doit se rendre à l'évidence. Les 53 salariés subissent eux aussi du chômage partiel.
Depuis le début de l'année, les jours chômés s'accumulent. Ainsi pour ce mois de mars, 9 jours de chômage sont programmés, pour le service fusion, 6 jours pour l'ébarbage, 11 jours pour les mouleurs.
En janvier, la fonderie n'avait pas eu besoin de recourir à ces jours de chômage, mais dès février, la direction a dû se rendre à l'évidence. « Nous ne savons vraiment pas où on va », témoignent des salariés. « On commence à être inquiets, car nous n'avons aucune visibilité sur les mois qui viennent. Ce qui est certain c'est que nous n'avons pas beaucoup de tonnages pour les mois à venir », confie un salarié.


Des travaux sur le site
Pour l'instant, l'entreprise limite les dégâts sur le plan social, puisque les salariés perçoivent pratiquement l'intégralité de leur salaire, à 100 euros près. « On dit que c'est la crise, mais je crois plutôt que nous souffrons à cause de la concurrence sévère des pays à bas coûts », fait valoir le délégué du personnel.
Nous avons pu joindre le directeur du site, Alain Mimouni. Il ne s'étend pas sur le contexte économique. Il déclare simplement : « C'est toujours très tendu, nous faisons appel au chômage partiel pour enrayer la baisse de production », dit-il. En fait, le dirigeant pense que si redémarrage il y a, cela se fera après les vacances d'été, pas avant. « C'est exactement ce que je dis depuis le début de la crise en 2009 », poursuit-il.
Par contre, Alain Mimouni insiste sur les nombreux travaux entrepris sur le site revinois.
« Ce n'est pas parce que l'on a une baisse d'activités, que l'on ne fait rien. Nous avons engagé d'énormes travaux dans l'usine. Nous avons repensé tout le circuit des flux, remis à neuf des équipements, réalisé des travaux de peinture, à l'intérieur. Nous nous sommes attachés à améliorer le process, le tout pour obtenir une meilleure qualité des pièces », explique le directeur.
Par ailleurs, le responsable en a profité pour proposer aux riverains de la fonderie, de découvrir les installations. « Nous leur avons montré le dispositif mis en place pour limiter les rejets atmosphériques, un bon dialogue s'est instauré », précise M. Mimouni.
On se rend bien compte que le dirigeant, et c'est normal, s'emploie à positiver le creux de vague que connaît l'usine. Mais pour l'heure, les gros donneurs d'ordre de la fonderie sont toujours sur la réserve. Caterpillar par exemple.
« Pour l'instant, c'est toujours le statu quo », confie le directeur. Autrement dit, tant que les gros clients ne retrouvent pas les chemins de la fonderie revinoise, l'activité aura du mal à reprendre. Espérons néanmoins que de nouveaux donneurs d'ordre viendront étoffer le carnet de commandes locales…


Virginie KIEFER

Tag(s) : #LES ARDENNES EN DETRESSE

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