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Mise en redressement judiciaire, le 12 mars, et ayant bénéficié de deux périodes d'observations successives de six et trois mois, l'entreprise Métal industriel de Givet ne continuera pas son activité industrielle. Le tribunal de commerce de Sedan, lors d'une audience intermédiaire, a prononcé, jeudi, la liquidation de cette PME employant encore 17 salariés.
Une conclusion inéluctable dans la mesure où l'entreprise était étranglée financièrement. Le contexte de crise actuel n'ayant bien sûr rien amélioré.
Implantée dans le quartier de la Gare, cette société de négoce de métaux de bronze, créée en 1999, suite aux problèmes connus à l'époque par Wisco, n'a jamais pu remonter la pente. Wisco n'avait, il est vrai, guère réalisé d'investissements pour moderniser cet outil de travail.
Du coup, MIG, filiale du groupe Beval, connaissait depuis plusieurs années des difficultés économiques accrues.
L'hommage du patron
Ce qui avait d'ailleurs amené le personnel à entamer une grève de trois semaines en avril 2008, suite à une réorganisation du site. La direction avait ensuite procédé à la lfermeture de la fonderie en coulée continue et au licenciement collectif de huit personnes.
On avait évoqué, un moment, la possible création d'une Société coopérative ouvrière de production pour assurer la reprise.
Le 12 mars 2009, Pierre-Yves Laurent, directeur général de MIG, conscient de la fragilité de l'entreprise avait opté pour sa liquidation.
Avant d'accéder à la demande des salariés désireux d'obtenir un sursis.
« Mais le dossier de SCOP n'a pas connu de suite », souligne Abdellah Zaidi, délégué du personnel CGT de l'usine.
« Ces deux dernières années, on a connu des moments difficiles et parfois tendus. Mais le personnel a toujours eu une attitude responsable et digne. C'est pourquoi, je déplore que cela se termine de cette façon » tenait à dire, hier, le patron.
Le cabinet rémois Dargent, nommé liquidateur judiciaire, devrait, dans les prochains jours, envoyer dix-sept lettres de licenciement aux salariés.
La CCI, propriétaire du site, hérite ainsi d'une nouvelle friche industrielle. Une de plus dans le paysage givetois qui attend toujours des retombées concrètes du contrat de site ficelé par l'Etat suite à la disparition du CEC.
Désespérant…

PascalREMY
* Pierre-Yves Laurent dirige une autre unité industrielle à Chauny (40 employés dans la fabrication de barres en bronze) nullement concernée par la décision du Tribunal de commerce de Sedan.

source : l'Union
Tag(s) : #LES ARDENNES EN DETRESSE

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