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Petits et grands bugs dans un centre parisien : Information déficiente, bons jamais reçus, personnels soignants submergés… Les débuts de la campagne de vaccination sont délicats.

« C’est à vous dissuader de faire des enfants ! » plaisante un passant devant le joyeux chahut qui déborde du centre de vaccination pédiatrique Amelot (XIe) ce mercredi. Confirmant les propos du préfet de Paris, Daniel Canepa, selon lequel « on est passé du désert des Tartares au trop-plein », les nombreux parents se pressent dans la salle d’attente. Embouteillage de poussettes, cris d’impatience, pleurs d’énervement… L’ambiance feutrée des premiers jours a laissé place à quelques tensions. Toutefois, pour le Dr Foucault, responsable du centre pédiatrique, « il est encore trop tôt » pour accuser l’organisation du circuit de vaccination. Même si, convient-il, le personnel est « un peu stressé », « dérouté » face à l’affluence.

Chez les candidats au vaccin, Ariane, 35 ans, fait figure de convaincue. « J’ai confiance en la qualité de fabrication du vaccin (…). Nous sommes à 100 % pour ! » confie-t-elle, non loin de ses deux jeunes enfants et de leur grand-père, tous vaccinés conformément à la politique visant également à inoculer le sérum aux fratries et aux accompagnateurs des enfants. Un sentiment loin d’être partagé par tous les parents présents en ce jour d’ouverture. Joël, 39 ans, qui pensait être confronté à une organisation « plus chaotique », est « agréablement surpris ». Même s’il a « reçu le bon de vaccination pour lundi » alors que le centre n’ouvrait que mercredi… Un bon sur lequel « ne figurait ni horaires d’ouvertures, ni numéro de téléphone », regrette Joël.

Une expérience vécue aussi par Stéphanie, 38 ans. « Je suis venu lundi comme indiqué, et c’était fermé ». La jeune femme, qui a donc insisté en revenant ce mercredi, ne cache pas ses hésitations devant la nécessité de se faire vacciner. « Bien sûr que j’ai des doutes, dit-elle. Avec tous ces mystères sur la fabrication des vaccins… » Sans compter d’autres ratés. Éducatrice de jeunes enfants handicapés, Stéphanie fait remarquer que ces personnels-là, pourtant en contact permanent avec un public potentiellement sensible à la pandémie, « ont été oubliés » par la vaccination. « On a dû réclamer les bons nous-mêmes à la CPAM ! » raconte-t-elle.


Thibault Ducloux

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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