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La gauche a le sourire, ce lundi : au terme des élections sénatoriales, elle a conquis la majorité du Sénat.Hier à19h30, elle était assurée d'obtenir les 23 sièges qui lui étaient nécessaires.

« Pour la première fois de l'histoire de la Ve République, le Sénat va connaître l'alternance », s'est félicité Jean-Pierre Bel, le sénateur socialiste qui aspire à en prendre la présidence, un proche de François Hollande : « Il nous appartient de bâtir un nouveau Sénat. »

 

Le Sénat a toujours penché à droite, depuis le début de la Ve République. Si Gérard Larcher, l'actuel président, perd son poste, ce serait un événement dans l'histoire de la vie politique française. Il n'a pas encore dit son dernier mot et compte se présenter à sa succession : la nouvelle majorité, a-t-il déclaré, ne suivra pas forcément « les contours du parti socialiste ».

A-t-il une chance d'être reconduit ? Interrogé par Public Sénat, le sénateur UMP Philippe Dominati estime que oui, « si la majorité qui le soutient est plus large que la majorité politique ». Comprendre : s'il arrive à convaincre quelques sénateurs de gauche (des radicaux, par exemple) de voter pour lui. Le vote est prévu le 1er octobre.

► Au moment de choisir leur président, samedi prochain, les sénateurs auront le choix « entre deux visions, entre deux projets », selon Gérard Larcher.

Le président sortant propose de « poursuivre les réformes engagées », de « conforter » le « rôle de représentant des territoires » de la Haute assemblée, et d'évoluer vers « plus d'équité, plus d'éthique, plus d'écoute ».

Jean-Pierre Bel, lui, défend deux réformes :

  • D'abord une modification du mode de scrutin, parce qu'avec le système actuel, « un électeur de l'Ariège pèse 100 fois plus qu'un électeur de Toulouse ». Il prévoit deux collèges : un constitué de représentants des régions et départements, assurant un tiers des voix ; l'autre constitué des représentants des élus municipaux pour deux tiers des voix » (ils en pèsent 95% actuellement) ;
  • surtout, il veut spécialiser le Sénat, qu'il juge « d'un archaïsme total », en assemblée spécialiste du long terme, capable de penser « le bien-être non seulement des citoyens actuels, mais aussi des générations futures ». La « commission de l'avenir » du parlement finlandais est un de ses modèles.

► L'UMP a perdu des sièges dans la plupart des régions.

A Paris, la gauche a progressé d'un siège : elle en contrôle désormais huit. L'UMP a perdu deux sièges, n'en n'a sauvés que deux (Chantal Jouano et Philippe Dominati) : une vraie douche froide. Le dissident UMP Pierre Charon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a été élu. Pour le maire de Paris Bertrand Delanoë,il s'agit d'un « échec personnel de François Fillon », son rival.

La gauche progresse aussi dans le reste de l'Ile-de-France. Dans le Val-de-Marne, notre blogueuse et historienne Esther Benbassa (EELV) est devenue sénatrice. Dans les Hauts-de-Seine, l'UMP Isabelle Balkany a échoué.

Dans le Nord, le député Michel Delebarre, ancien ministre, PS, devient sénateur. Sa liste a obtenu 5 sièges, un de plus que précédemment.

Dans le Loir-et-Cher, le ministre de la ville Maurice Leroy, membre du Nouveau Centre, a été battu.

► A droite, avec les mêmes « éléments de langage », tous cherchent à diminuer la portée de ce résultat en expliquant qu'il est « normal », « mathématique » : il est la « suite logique » des municipales de 2008, remportées par la gauche.

► A gauche on se réjouit que « la majorité sénatoriale rejoigne la majorité territoriale » malgré un système électoral complexe qui favorise structurellement la droite. On souligne que la droite a perdu « toutes les élections depuis 2007 » :

  • Municipales en 2008 ;
  • européennes européennes en 2009 ;
  • régionales en 2010 ;
  • cantonalesen 2011 ;
  • sénatoriales en 2011.

Le candidat François Hollande s'est aussi félicité que le prochain président de la République, s'il est socialiste comme il le souhaite, puisse pour la première fois compter sur un Sénat de gauche. Ni François Mitterrand, ni Lionel Jospin lorsqu'il était Premier ministre, n'avait connu une telle situation.

170 sièges étaient en jeu. Pour obtenir la majorité absolue, la gauche avait besoin de gagner 23 sièges de plus qu'aujourd'hui. 49 sur 115 détenus par le PS étaient concernés par un renouvellement, 67 sur 147 pour l'UMP. A noter : 5 nouveaux sièges ont été créés.

 




Mathieu Deslandes et Pascal Riché rue 89

 

 

 

ET LES ARDENNES DANS TOUT CA ?

 

Tout d'abord soulignons que notre département n'était pas concerné par ces élections, les postes de Sénateurs n'étant pas à renouveler ....

 

Néanmoins, un clin d'oeil d'humour ne nuit pas ......

 

Marionnettes 2011 (20)

 

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Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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