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On dirait un sketch de Fernand Raynaud: «J’suis qu’un pauvre paysan». Mais appliqué aux nantis. Une étude de Capgemini dévoilée hier à Zurich a une nouvelle fois mis en évidence le fait que, pour les super riches, «la crise financière n’est qu’un mauvais souvenir depuis longtemps», selon les mots d’un des experts de la société de conseils.

 
Le patrimoine total de cette caste de possédants a bondi de 13,8% en 2012 par rapport à l’année précédente. Et de 30% en comparaison de 2007, donc avant la crise des subprimes. Elle culmine au montant record de 52 620 milliards de dollars! Vertigineux.

 
Soyons juste, les inégalités se creusent aussi parmi les millionnaires: une minorité d’entre eux (0,9%) possède près de 35% de la fortune mondiale. Et leur nombre croît à un rythme plus élevé encore: 15,8%.


On le voit, la duperie idéologique est permanente. Le pouvoir politique aux ordres n’a de cesse de proclamer une indispensable austérité au nom des déficits publics. Mais il oublie commodément de préciser les causes de ces chiffres rouges. A savoir les largesses fiscales faites aux hauts revenus. Une construction sociale, en vérité, orchestrée et voulue. La politique des caisses vides bénéficie doublement aux plus aisés: elle les enrichit grâce aux largesses fiscales et elle permet au capital de se reproduire, puisque l’Etat endetté doit emprunter et payer un loyer pour cet argent.


Cela se vérifie en France, avec le «socialiste» François Hollande et son pacte de compétitivité qui donne 20 milliards au patronat sans sourciller. Ou par exemple à Genève, où le Conseil d’Etat prend des accents churchilliens pour annoncer cinq années de vaches maigres.
Mais la réalité est ailleurs: il n’y a jamais eu autant d’argent. Simplement, les possédants parviennent à convaincre que, non, plaider pour une redistribution des richesses – un des piliers de l’impôt, rappelons-le – serait absurde, voire contre-productif.


Et ils y parviennent assez bien. Il faut dire que tout est fait pour détourner l’attention des victimes de cette escroquerie en bande organisée. Les problèmes des fins de mois difficiles, c’est la faute aux frontaliers, aux Roms, aux profiteurs, circulez, il n’y a rien à voir.


Reste que l’on sent aussi que la corde commence à se tendre sérieusement. Va-t-elle rompre? Les moments de rupture sont rarement précédés de signes annonciateurs. Qu’il s’agisse de mai 68 ou du mouvement social en 1995.

 

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Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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