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L’année 2009 s’achevait sur les grèves et les manifestations en Grèce, et bien
l’année 2010 s’achève sur des mouvements sociaux en Grèce, mais aussi en
Roumanie, en Italie, au Portugal, en Irlande, en Espagne, en Grande Bretagne
et bien sûr en France. Car partout, la logique du profit sous le couvert de « la
main invisible du marché », du slogan de « la concurrence libre et non
faussée » ou du « gagnant gagnant » permet aux marchés financiers et au grand
capital de spéculer sur la dette des états qu’ils ont eux même créée et ouvre la
porte au FMI pour le dépeçage final.


En France, le pouvoir recherche la confrontation, dans une stratégie de
rupture visant à briser les noyaux de résistance existants dans le monde du
travail. Le modèle de Nicolas Sarkozy est Margareth Thatcher qui a brisé les
syndicats pour ensuite engager des réformes dont le peuple anglais ne s’est
jamais remis. Il s’agit donc du premier acte d’une offensive généralisée contre
les compromis sociaux acceptés par la droite et le patronat à la fin de la
Seconde Guerre mondiale. Le n°2 du MEDEF ne s’est jamais caché que le but
était de détruire tout le programme du Conseil National de la Résistance.


Mme Parisot qui est une fervente défenseuse du système capitaliste et en
vante les bienfaits à chaque passage à la radio ou à la télé nous prend
franchement pour des imbéciles, en nous expliquant que « la crise est comme
une tempête, et qu’il est de peu d’efficacité de protester contre la tempête ».
Ces comparaisons qui pourraient faire sourire sont en réalité une façon de
désespérer le peuple en lui faisant croire qu’il n’y a pas d’autres voies
possibles, et que malgré toute la bonne volonté des classes dirigeantes nous ne
pouvons faire autrement.


Pourtant cette tempête résulte de décisions et de choix politiques : dumping
fiscal, socialisation des pertes et privatisations des bénéfices, insécurité sociale
et transfert des richesses produites vers les paradis fiscaux dont Sarkozy nous a
dit qu’ils n’existaient plus.


Partout en Europe l’on fait croire aux citoyens qu’ils sont les seuls à
protester, que les autres pays ont accepté la réalité de la situation, alors que le
véritable problème est celui de la répartition des richesses. Mais les droites
européennes nous parlent surtout de l’urgence de répondre dans une situation
de crise aux exigences des marchés, des agences de notation ou du FMI.


Nous avons une classe européenne qui s’est enrichie comme jamais au cours
de ces dernières années, qui soutient tous les puissants de ce monde, et les
régimes corrompus, qui votent des lois pour eux-mêmes et pour les intérêts de
leurs amis, nous avons une classe qui est solidaire pour elle, et nous, nous
n'arrivons pas à structurer et à coordonner nos résistances. Nous acceptons
toutes ces régressions ou la stigmatisation de certains pays uniquement parce
que, pour le moment, nous pensons que cela ne nous concerne pas directement
ou peut-être croyons nous qu’il n’y a pas d’autre alternative !

 

 

«Le capitalisme n’est pas compatible avec la démocratie »
Noam CHOMSKY

 

 

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Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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