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S’il faut en croire le gouvernement, nous serions tirés d’affaire comme en témoigne l’augmentation du produit intérieur brut de 0,3 % au troisième trimestre, comme au deuxième trimestre 2009. Christine Lagarde est béate et nous promet une fin 2009 sur les « chapeaux de roues ».
Les communiqués victorieux et les satisfecit à bon compte de Nicolas Sarkozy et de ses zélateurs n’ont d’autre but que de valider le cap suivi depuis le début de la
crise et accréditer l’idée qu’il n’y aurait pas besoin de changer de politique gouvernementale ou de mode de gestion des entreprises. Faire croire que tout a changé, pour que rien ne change et que tout recommence…
Voilà bien des discours découplés de la réalité vécue par des dizaines de milliers de salariés qui ont perdu leur emploi au troisième trimestre, comme pour des centaines de milliers de salariés qui se trouvent au chômage depuis un an, de même que pour les salariés et les retraités qui souffrent de la baisse du pouvoir d’achat. Pour tous, la reprise, quand elle viendra, se mesurera à l’aune des emplois et des salaires. Par ailleurs, tempèrent les experts, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, a stagné au troisième trimestre
tandis que l'investissement a continué à reculer    (- 0,7%pour les entreprises, - 2,9 % pour les ménages). Les chiffres de l’Insee confirment comme au trimestre précédent, que la croissance économique en France s’explique par la hausse des exportations. Si rien ne change d’ici la fin de l’année, on aura en 2009 une décroissance de 2,5 %, avec une forte baisse de 7% de l’investissement
des entreprises et un demi million d’emplois supprimés dans les secteurs marchands non agricoles.
Tout laisse penser, pour Éric Heyer (OFCE), que les entreprises vont « continuer à ajuster leurs effectifs » à la baisse pour s'adapter à l'activité, regagner en productivité et restaurer leurs marges ce qui crée les conditions d'« une reprise sans création d'emplois ». A l'image de PSA Peugeot Citroën qui a annoncé jeudi que la suppression de 10% des effectifs du groupe en France, soit 6 000 postes, était nécessaire d'ici à 2012 pour améliorer sa productivité. Grâce à l’injection des milliards d’euros d’argent public, les difficultés ont été de courte durée
pour les secteurs financiers qui affichent des bénéfices considérables et s’apprêtent à distribuer des dividendes importants aux actionnaires… Toujours mutualiser les pertes et privatiser les profits.
Dans un communiqué du 10 novembre, la CGT rappelle que  « la crise en cours résulte des années de récession sociale».  Une vraie reprise appelle d’autres choix permettant de revaloriser le travail, promouvoir l’emploi stable et bien rémunéré, d’accroître l’investissement productif.
Les moyens de cette politique existent : il faut mobiliser autrement le système financier et les fonds disponibles au service de l’emploi, de la formation et de l’investissement productif. Mais il faut aussi promouvoir « une autre conception de la démocratie dans laquelle grâce à l’intervention des salariés et citoyens, les choix politiques et de gestion seront fondés prioritairement sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux, estime la
CGT .Cela implique enfin de reconnaître aux salariés et leurs représentants de nouveaux droits d’intervention
sur les choix stratégiques des entreprises.»
Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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