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Beaucoup de choses fausses sont dites sur l’assistanat et la fraude sociale, qui coûteraient cher à la France … Elles installent une rhétorique qui risque de marquer les esprits pour longtemps. Nous vous invitons à déconstruire ces contre-vérités et à diffuser largement ce document autour de vous.

Non, les pauvres ne sont pas des assistés. Aujourd’hui, tout  le monde ne parvient pas à trouver du travail. En 2012 en France il y a entre 3 et 5 millions de chômeurs, selon la catégorie considérée, 8,7% de chômage chez les 16-25 ans ayant bac+2, et 35% chez les non-diplômés (voir ici page 36-37). Le taux de chômage des 15-29 ans était en 2009 de 29,5% en zone urbaine sensible et de 16,9% en moyenne nationale (source DARES, Analyses, 2010, n°072).

64% des chômeurs interrogés dans huit pays européens déclarent qu’ils veulent retrouver un emploi, même si cela ne leur procure pas un gain financier, alors que seuls 48% des personnes déjà en emploi déclarent vouloir conserver leur travail dans une telle situation (source étude Duncan Gallie en 1999 ).

L’enquête « L’influence des incitations financières sur le retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux » menée en 2009 par la Direction Générale du Trésor montre que la valeur accordée au travail et la volonté d’assurer le meilleur avenir possible aux siens conduisent la plupart des bénéficiaires à accepter la reprise d’un emploi, même sans gain financier immédiat (voir ici).

Les principaux freins évoqués pour la reprise d’un travail sont le manque d’emplois, de moyens de transport, de formations adaptées, de modes de garde accessibles, etc.

Certaines personnes restées depuis longtemps sans travail ont besoin d’être particulièrement soutenues pour revenir à l’emploi. De plus, l’accompagnement des chercheurs d’emploi n’est pas à la mesure des besoins. Le nombre moyen de demandeurs d’emploi suivis par un conseiller de Pôle Emploi était de 85 fin 2008, 95 en 2009, puis 105,8 fin décembre 2010. Le Sénat estime qu’il faut se rapprocher de 60 (rapport du Sénat 2011 ).

Non, les pauvres ne sont pas des fraudeurs. La fraude aux prestations sociales est évaluée à environ 3 milliards d’euros et concernerait 1% des particuliers (source Cour des comptes) ( NB : dans ces 3 milliards figure une part de fraude due aux médecins qui font des dépassements d’honoraires) et 90% de ces 3 milliards sont récupérés.


La CNAF estime le taux de fraude à :

—0,46% pour les prestations familiales, 3,1% pour l’API (Allocation Parent Isolé), 3,6% pour le RMI-RSA (source : AFP, 29 avril 2010).

—C’est à comparer avec la fraude aux prélèvements sociaux des entreprises, évaluée entre 8 et 12 Milliards € et qui concernerait 10% des entreprises (source Conseil des prélèvements obligatoires en 2007),

—Et avec la fraude fiscale, évaluée entre 20 et 25 Milliards € par le Conseil des prélèvements obligatoires en 2007, ou 30 Milliards € par la Direction du Budget, ou encore 50 Milliards € par la Commission Européenne.

D’aprés ATD (Agir Tous pour la Dignité) Quart Monde France

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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