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En 2011, le pouvoir d’achat des consommateurs est de nouveau dans le rouge suite à diverses hausses de prix prévues dans tous les secteurs.

Les assurances, dont les contrats habitation, augmentent les tarifs entre 3,5% et 8%. Immobilier, électricité, transports, offres triple-play, santé, carburants,... tout augmente, tout flambe !

Il est urgent de se mobiliser pour que les salaires suivent ! Cette période est la période des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) dans les entreprises. Exigeons de véritables revalorisations de salaires qui permettent de rattraper la hausse des prix, et faire en sorte qu'il n'existe plus de salariés pauvres.

Le salaire doit permettre de vivre, et non de survivre. La CGT propose de porter le SMIC à 1600€ brut, et de revaloriser tous les salaires en proportion.

Tous ensemble, exigeons de meilleurs salaires !


Petit tour d'horizon sur les hausses de ce début 2011:


Fruits et légumes

L’association "Familles rurales" a publié le 14 janvier son quatrième observatoire des prix des fruits et légumes. Elle relève une hausse de 11,1% du prix des fruits et de 5,5% pour les légumes entre 2009 et 2010. Quant aux produits bios, ils sont presque 70% plus chers que les produits traditionnels.

Les fruits et légumes sont désormais revenus à des prix plus élevés : en un an, les fruits ont augmenté de 11,1% et les légumes de 5,5%. Manger 400 grammes de fruits et légumes par jour, comme le préconise l’OMS, revient donc aujourd’hui à 1,04 euros contre 95 centimes l’année dernière.

Les prix des produits frais ont continué leur progression (+2,0 % ; +7,2 % sur un an), en raison principalement de la hausse saisonnière des prix des légumes frais (+5,2 % ; +9,9 % sur un an).

Les prix des autres produits alimentaires n'auraient augmenté que légèrement (+0,2 %). Cet accroissement reflète notamment celui des prix des viandes (+0,5 %, et +0,7 % sur un an).

Les volailles en particulier ont vu leurs prix monter de 1,5 % (+1,9 % sur un an) en novembre, conséquence d'un « renchérissement » de leur alimentation. Le prix de la viande de bœuf également a augmenté de 0,3 % (+1,0 % sur un an), de même que celui de la viande de porc (+0,5 % ; -0,1 % sur un an), « en raison de fin de promotions », ou encore le prix de la viande de veau (+0,6 % ; +0,6 % sur un an).


Santé

La consultation chez un médecin généraliste coûte désormais un euro plus cher qu'en 2010, soit 23 euros. Sous prétexte de financer le déficit de la Sécurité sociale, le taux de remboursement des médicaments à vignette bleue sera abaissé de 5%, alors qu’ils étaient encore remboursés à hauteur de 35% en 2010. Le niveau du seuil de la contribution de 18 euros s'appliquant à l'hôpital passera à 120 euros, contre 91 euros actuellement. Les patients devront désormais s'acquitter d'un ticket modérateur de 20% sur les actes jusqu'à 120 euros.


Electricité
L
es consommateurs doivent s'attendre à une hausse des tarifs réglementés de l'électricité de l'ordre de 3% début 2011. Cette augmentation, sous prétexte de permettre le rachat de l'électricité solaire, vise en réalité à augmenter les dividendes des actionnaires (dont l’Etat est le principal). Avec cette hausse, les tarifs réglementés auront progressé de plus de 6% depuis août 2010.


Gaz

Le gaz devrait voir son prix augmenter après le 1er avril 2011.


Carburants

Le prix des carburants flambe, frôlant son record historique de 2008. D'après les chiffres publiés le 30 décembre dernier par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), le gazole, le carburant le plus consommé en France, a atteint 1,23 euro, soit une augmentation de 18% en un an. Il en est de même pour le prix de l'essence sans plomb qui a grimpé de 14% et se retrouve à 1,44 euro. Des prix qui sont déjà dépassés et qui pourraient grimper encore en 2011. Voilà qui fait touche particulièrement les salariés doivent travailler loin de chez eux.

La liberté des prix, en vigueur depuis une vingtaine d’années produit ses effets : il n'y a plus de barrière à la spéculation


Transports

En contrepartie d'une taxe sur les billets de trains pour les financer, la SNCF sera autorisée à augmenter plus librement les tarifs de ses TGV, ce qui devrait surtout se traduire par une augmentation des prix des billets. En 2011, les voyageurs devront en effet mettre la main à la poche pour continuer à emprunter le Train à Grande Vitesse, suite à un accord conclu entre la SNCF et l'État sur le financement des trains interrégionaux, lignes déficitaires. La mise en place de cette nouvelle taxe sur le chiffre d'affaires des TGV devrait permettre de ponctionner 110 millions d'euros par an.

En Ile-de-France, les voyageurs pourraient s'attendre à une hausse du prix du ticket à la RATP. Celle-ci va augmenter ses tarifs au 1er juillet.


Assurances

Sous prétexte de dégâts causés par la tempête Xynthia et des inondations dans le Var cette année, les tarifs de l'assurance multirisque habitation augmenteront entre 3,5% et 8%. +7% chez Axa, entre 7% et 8% chez Aviva France, entre 3 et 4% chez MMA, + 4,4% chez la Maaf et +3,5% chez la Maif. + 4,6% en moyenne pour la Macif. Les contrats auto ne seront pas épargnés avec une progression des prix comprise entre 2,5% et 4,5%.

On note que l’augmentation est plus forte chez les sociétés anonymes que dans les mutuelles : il faut rémunérer plus les actionnaires !


Offres triple-play

Les offres d'opérateurs qui combinent la télévision, le téléphone et Internet, appelés triple-play, vont passer d'un taux de TVA réduit, pour moitié à 5,5% et pour moitié à 19,6%, à un taux de TVA plein à 19,6%. Chez Orange, l'augmentation sera de l'ordre de 3 euros à compter de février 2011. Le montant des formules triple play, fixé précédemment à 29,90 euros par mois depuis de nombreuses années, vont en 2011 dépasser la barre des 35 euros.


Loyers et logement

Les mesures prises à l’automne 2010 par le secrétaire d'État au logement, dont celle de ponctionner de 2,5 % sur les loyers HLM et EPL (entreprises publiques locales), vont représenter 80 € en moyenne par locataire. Cette taxe vise à financer une partie de l'ANRU qui pourtant relève du budget de l'État. Par ailleurs les crédits pour le logement social vont se réduire et passer de 630 M€ en 2010 à 500 M€ en 2011, soit une baisse de 21 % des aides pour la construction de logement sociaux. Les bailleurs sociaux vont faire payer la note aux locataires qui deviennent les dindons de la farce. Car le 1% logement ayant été quasiment siphonné par l’ANRU (décision de Borloo-Sarkozy), la construction de logements sociaux neufs est en panne, alors que les SDF se multiplient et que les travailleurs pauvres se voient refuser des logements HLM, faute de revenus suffisants.

Source: UL CGT Dieppe

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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