Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

http://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/delocaliserprof.png


L'annonce, le 17 septembre dernier, par Nexans France lors d'un comité central d'entreprise tenu à Paris, de la suppression de 53 emplois à Fumay s'est concrétisée, mardi, par l'envoi de 50 lettres de « licenciables » à une partie du personnel de la Pointe des Ardennes.
« Ces dernières semaines au terme d'âpres négociations, les délégués syndicaux étaient en effet parvenus à sauver deux postes : l'un d'employé au bureau d'études, l'autre de technicien achat. Par ailleurs, avec la fusion du standard et du service formation, un poste avait été créé conformément à ce que la direction avait annoncé à l'époque », explique le délégué syndical central de Force Ouvrière, Dominique Sciot. C'est tout ce qui a été obtenu pour limiter les conséquences sociales du plan d'adaptation des activités de la société.
Mais le plan de sauvegarde de l'emploi prévoit encore la possibilité, pour les salariés de Nexans désirant quitter la société dans le cadre d'un départ volontaire, de quitter leur poste en bénéficiant d'une prime à la création d'entreprise.

205 salariés à la mi-février


En attendant d'en savoir plus sur les intentions

d'éventuels volontaires, les destinataires de chaque lettre ont été mis en dispense d'activité jusqu'au terme d'une période de volontariat qui arrivera à échéance le 12 février.
A cette date, un comité d'entreprise sera, en effet, convoqué pour étudier et faire le point sur le cas des salariés d'une certaine tranche d'âge (57, 58 ou 59 ans) souhaitant quitter Nexans, de ceux qui se porteraient donc volontaires à un départ de l'entreprise pour créer une société ou encore des employés qui accepteraient les propositions de reclassement sur un autre site.
Une fois cette procédure effectuée, la direction pourra déterminer une liste officielle de licenciés qui se verront notifier leur départ de Nexans. Tous recevront alors en plus de leurs indemnités de licenciement une prime supra-légale que les délégués syndicaux ont préféré garder secrète.
Une chose est donc certaine : à la mi-février 2010, le personnel de Nexans à Fumay aura fondu de 257 à 205 salariés. Depuis avril, le plus gros employeur de la cité de l'ardoise, spécialisée dans la téléphonie privée et la fabrication de plusieurs types de câbles, a utilisé 16.000 heures de chômage pour amortir la diminution des charges de

travail.

Pascal REMY

 

 

Tag(s) : #LES ARDENNES EN DETRESSE

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :