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Selon l'ancien ministre le l'Agriculture, ces sont les augmentations du SMIC qui sont responsables de l'augmentation ... du chômage. Lorsqu'on connaît le bilan du gouvernement auquel il appartenait en termes d'emploi on pourrait presque en rire !



 Comme on dit chez moi : Si les salariés acceptaient d'être bénévoles, c'est certain qu'il y aurait beaucoup moins de chômage. A rapprocher de ce qu'a déclaré Bruno Le Maire chez  iTELE : « Les augmentations du Smic depuis plusieurs années ont contribué à l'augmentation du chômage »

Même si Bruno Le Maire n'était pas l'un des ministres les plus médiatiques du gouvernement Fillon, il ne faut pas oublier qu'il était le rédacteur du très droitier projet 2012 de l'UMP. Dans lequel, au passage, il préconisait : La mise en place d'un code pénal spécifique pour les mineurs, avec sanctions dès 12 ans !
C'est lui qui mercredi dernier encore nous rejouait le couplet du vrai travail contre l'assistanat : « (...) Le vrai travail, ça veut dire les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer. C'est la différence avec ceux qui vivent des revenus de l'assistance (...) »
Le problème, c'est qu'un nombre de plus en plus important des salariés français : « qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir .... » touchent le SMIC et n'arrivent pas à joindre les deux bouts !
C'est donc en pensant à eux que monsieur Le Maire a déclaré : « Les augmentations systématiques du Smic depuis plusieurs années ont participé à l'augmentation du chômage dans notre pays (...) Pour moi, la priorité, c'est la défense de l'emploi et la défense de notre production (...) »
Référence aux accords compétitivité-emploi et au transfert des cotisations patronales vers l'impôt réclamés à cor et à cri par le Medef qui, celà ne vous étonnera pas, fait une crise de nerfs dès qu'il est question d'augmenter le SMIC au fait que : « Si on continue d'étrangler les entreprises, on se prive du surplus de création de richesses qui vous apporterait le surplus de recettes » et exerce une fois de plus son chantage habituel : « Tout mouvement au-delà de la simple valorisation économique du smic, tout coup de pouce trop généreux aurait un impact considérable et négatif sur l'emploi »
Oubliant de préciser comme le fait remarquer le blog Dans le collimateur : « (...) que la France produit, à euros constant, le double de richesse par rapport à 1981 (prés de 2000 milliards) pour seulement 10% de population en plus (...) » Ce dont les actionnaires se félicitent d'ailleurs !
Néanmoins, les Smicard seront contents d'apprendre que Bruno Le Maire trouve que la taxe exceptionnelle sur l'SF sur laquelle réfléchit le gouvernement relève : « toujours de la même logique... qui mènera la France dans le mur »
Même si ces salariés pourront grincer des dents en apprenant que le Président Sarkozy cher à Bruno Lemaire a pu gaspiller pour 9,4 millions euros de sondages et études sur : DSK, Le Pen, les écologistes et l'islam ou sur l'avis des français sur : « son mariage possible avec Carla Bruni »
Mais que ces mêmes Smicards se rassurent puisque le candidat à la députation dans l'Eure qui même en cas de défaite, ne connaîtrait pas les affres du salaire minimum, reconnaît : « qu'il n'est pas facile de vivre en France aujourd'hui avec un Smic »
Mais que ne ferait-on à l'UMP pour : «  les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer » et ... qui touchent le SMIC  !

Lemaire-cgtcg08-cgt-cg08-ardennes-syndicat-08.jpgA inviter sans modération à un diner

POUR LA FONCTION PUBLIQUE

1 FONCTIONNAIRE SUR 5 PERCOIT LE SMIC ... SOIT ........1095 € PAR MOIS ..... 141 EUROS AU DESSUS DU SEUIL DE PAUVRETE ..
On peut donc parler d’une véritable « smicardisation » de la fonction publique. Avec le gel du point d’indice trois années de suite et la reprise de la hausse des prix, cette tendance risque de s’accélérer. Elle est déjà très spectaculaire. Les chiffres officiels montrent qu’un agent des services hospitaliers, par exemple, (catégorie C sans concours) qui débutait sa carrière à 115 % du Smic en 1983, la commence aujourd’hui à 98 % du Smic (avant l’octroi de l’indemnité différentielle). Une secrétaire dans une administration d’État (catégorie C, entrée sur concours) débutait en 1983 avec 123 % du Smic. Elle commencerait au Smic aujourd’hui. Un technicien d’une collectivité territoriale (catégorie B) débutait à 133 % du Smic en 1983. Sa rémunération de départ équivaudra aujourd’hui à 103 % du Smic. Pour la catégorie A, celle des cadres ou des enseignants, la rémunération de départ de carrière, qui représentait 175 % du Smic en 1983, n’en représente plus que 116 %.
Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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