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Si aucun ne conteste la nécessité de réformer les collectivités territoriales, les éditorialistes sont très critiques à la fois sur la méthode et les motivations d'un Nicolas Sarkozy à la "main-mise napoléonienne" et une réforme "inaboutie", qui reste "un brouillon". Le chef de l'Etat a présenté mardi 20 octobre les grandes lignes de sa réforme
Evoquant Nicolas Sarkozy, Maurice Ulrich de L'Humanité est certain que "la démocratie lui pèse". "Son projet, c'est un président tout-puissant, d'aucuns diraient un monarque, au service des grands des affaires et de la finance" affirme l'éditorialiste du quotidien communiste.
"Les plus pugnaces des opposants de droite et de gauche parlaient même hier d'une mainmise napoléonienne sur les collectivités.", note Daniel Ruiz dans La Montagne qui pense que la vraie "révolution dans notre organisation administrative" attendra les "calendes électorales".
Sur l'ampleur de la réforme, Jean-Pierre Bel (La Nouvelle République du Centre-Ouest) ironise: "comme certains produits faussement bio, ce nouveau mille-feuilles est étiqueté 'allégé' mais il faut regarder de tout près sa composition".

La "circonspection" du Figaro


Yves Thréard qui qualifie la réforme de "petite révolution" dans Le Figaro reste circonspect et s'attend à ce que "les Français" jugent "la réforme à ses résultats." "A l'aune, surtout du montant des impôts locaux à acquitter" prévient-il en s'inquiétant par avance du dispositif qui remplacera la taxe professionnelle.
Dans Libération Champagne, Jorge D'Hulst flaire "la manoeuvre électorale" et souligne qu'"on voit tout de suite qui va favoriser cette réforme : la droite", et évoque "un recul sans précédent de la démocratie locale".
Sur la méthode, Philippe Waucampt du Républicain Lorrain note que "l'Elysée y est allé sabre au clair" et juge "qu'on n'a même pas à s'interroger sur le véritable objet de la réforme : permettre à l'UMP de récupérer l'essentiel du terrain perdu face à (la) gauche."
Yann Marec fait chorus dans Le Midi Libre. "il favorise l'UMP, parti majoritaire. Une manière à peine déguisée de rafler la mise en 2014.", écrit-il.
Ce que ne nie pas Michel Urvoy qui, dans Ouest-France, explique que "les socialistes et les Verts y voient une machine de guerre pour affaiblir les contre-pouvoirs locaux et tout contrôler depuis Paris".

"Inaboutie"


Dans Le Dauphiné Libéré, Didier Pobel voit un illusionniste: "avec cette virtuosité qui consiste, à brandir la décentralisation pour mieux la faire disparaître dans une manche, avant qu'elle ne ressurgisse, méconnaissable, dans l'autre. Si un tel tour de passe-passe peut séduire, on sait aussi qu'il en irrite beaucoup, y compris dans la majorité."
"La méthode - décidément très parisienne - n'est pas au niveau de l'intuition. C'est elle qui, pourtant, fait toute la différence entre un brouillon et une oeuvre.", regrette Olivier Picard (Les Dernières Nouvelles d'Alsace).
"La réforme présentée est inaboutie et il y a besoin d'un gros travail du législateur pour que sa cohérence soit un gage d'une démocratie renouvelée.", estime enfin Hervé Chabaud dans L'Union.


(Nouvelobs.com)

Il n'empêche que nous pouvons noter le silence (mais c'est souvent le cas avec les sujets qui fâchent) de Notre Président du Conseil Général ... A t'-il le droit d'émettre une critique ? Ou est t-'il d'accord ?


Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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