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La CGT, FO, et la CFTC ont rejeté dans la nuit de lundi à mardi la proposition patronale d'accord sur les salaires. La CFDT et la CFE-CGC sont ainsi les seules signataires d'un accord de facto fragile.

Nouvel échec dans les négociations portant sur les salaires dans l'hôtellerie-restauration. Alors que le gouvernement avait fixé lundi comme date limite afin de parvenir à un accord salarial en contrepartie de la baisse de la TVA, trois syndicats, la CGT, FO, et la CFTC ont annoncé dans la nuit de lundi à mardi qu'ils rejettaient les propositions patronales, au terme de longues négociations.

Celles-ci étaient dans l'impasse lundi, la proposition patronale d'une prime annuelle plafonnée à 200 euros ayant notamment cristallisé l'opposition. Le montant de cette prime était jugé insuffisant pour les trois syndicats non signataires, lesquels voulaient que la prime accordée soit équivalente à un treizième mois. Le patronat proposait en outre l'octroi d'une prime à ses salariés, en sus d'une revalorisation moyenne des salaires de 6%, du rajout de deux jours fériés, de la promotion du tutorat et des certificats de qualification professionnelle, ainsi que de la mise en place d'une mutuelle de santé.

L'accord, signé par la CFDT et la CFE-CGC, est donc une fois de plus minoritaire, à l'instar de l'accord conclu en juillet. Comme pour ce dernier, la CGT, FO et la CFE-CGC pourraient exercer leur droit d'opposition, et le rendre ainsi caduc. De leur côté, les cinq organisations patronales (Umih, Synhorcat, GNC, CPIH, Fagiht) ont signé leur texte.

 

Crise intestine

La revalorisation de la grille des salaires de la branche était l'un des engagements pris par le patronat en contrepartie de la baisse de la TVA à 5,5% obtenue depuis le 1er juillet. Alors que ses effets sur les prix se sont avérés décevants moins d'un restaurateur indépendant sur trois ont répercuté la baisse selon Bercy -, et que les créations d'emplois sont inférieures aux attentes, les négociations salariales au sein de la branche revêtissent une importance cruciale.

Or, elles interviennent au moment où l'Umih, l'un des principaux syndicats du secteur, subit une crise intestine de grande ampleur, André Daguin, ardent défenseur de la TVA à 5,5%, s'étant fait élire président par intérim au détriment de la présidente élue pour quatre ans Christine Pujol, très critiquée pour sa gestion du dossier de la TVA. Ce coup d'état a notamment eu pour conséquence une double représentation de l'Umih à la table des négociations. «Si quelqu'un doit signer, c'est moi», a asséné Christine Pujol, tandis qu'André Daguin a admis qu'il ne signerait pas, si cela peut «apaiser le climat».

 

 

Source : Figaro

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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