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993, 1995, 2003, 2007, 2010, et maintenant 2013 : cela fait 20 ans que les gouvernements successifs s’acharnent contre notre système de retraite, satisfaisant ainsi les revendications patronales. Leur volonté permanente est de brader les acquis sociaux, gagnés grâce aux luttes syndicales passées. Le nouveau projet de loi sera présenté début septembre, mais nous connaissons déjà son orientation : faire payer les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes en formation.  Le pouvoir socialiste veut aggraver cette politique, faire payer la crise aux travailleurs et retraités et gaver davantage le grand patronat. Soi-disant en douceur (conférence sociale) pour contourner la montée des luttes, il utilise les mêmes moyens, Pour bénéficier d’une pension à taux plein, la durée de cotisations sera portée progressivement à 43 ans en 2035, les cotisations salariales et patronales augmenteront,  mais  parallèlement une nouvelle baisse du cout du travail est a l’étude. Une réforme, une vraie, se serait attaquée aux  racines du mal, mais la, une fois de plus le capitalisme se frotte les mains ! Il n’y a pas de problème de financement des retraites. Il n’y a que la volonté des grands groupes capitalistes de mettre la main sur les sommes qui transitent aujourd’hui par le système par répartition.


Travailler plus longtemps, ce serait naturel ? L’argument a été employé à chaque contre-réforme : on vit plus vieux, on doit donc travailler plus longtemps ! C’est oublier le chômage, la précarité, le recul de l’espérance de vie en bonne santé… et surtout le fait que la productivité et les profits ne cessent d’augmenter. Il n’y a nul besoin de travailler plus longtemps, sauf pour remplir toujours plus les poches des patrons et des actionnaires. L’allongement de la durée de cotisations conduit à une retraite plus tardive et à des pensions plus faibles pour tous et toutes !


Un problème de financement ? Non, de répartition de la richesse ! Conseil d’Orientation des Retraites, rapport Moreau, gouvernement, tous mettent en avant le besoin de 20 milliards d’euros pour 2020. 40 milliards d’euros ont déjà été pris dans les poches des salariés (en activité, au chômage ou en retraite) par l’allongement de la durée de cotisations, le recul de l’âge de la retraite, l’instauration de la décote, la désindexation des pensions par rapport aux salaires, l’augmentation du nombre d’années prises en compte pour le salaire de référence, la baisse du rendement des complémentaires. Ce sont les salariés qui produisent la richesse collective. Nous ne devons rien à celles et ceux qui nous la confisquent en s’appropriant le fruit de notre travail. Imposons une autre répartition des richesses, et les 20 milliards pour les retraites seront bien vite trouvés ! 20 milliards d’ici 2020 ? La fraude fiscale, c’est 80 milliards par an !


En 1990, il y avait 9,5 millions de retraités, en 2030, il y en aura 21 millions Oui, et alors ! C’est la spéculation financière qui est un poids mort pour l’économie, pas les retraites: les pensions sont réinvesties dans l’économie parce que les retraités consomment, comme tout salarié (alimentation, transport, tourisme…), générant une activité locale productive d’emplois, et contribuent à l’impôt (sur le revenu et TVA). Et si quatre actifs cotisaient pour un retraité en 1960, alors que seulement deux actifs cotisent pour un retraité en 2010…on ne nous dit pas tout ! Car entre-temps la productivité du travail a augmenté de l’ordre de 3% en moyenne par an, autrement dit un salarié produit 3% en moyenne de richesses supplémentaires chaque année.


Depuis 1993 les contre réformes de la droite approuvées malheureusement par des syndicats, telle que la CFDT, sous des arguments fallacieux en utilisant différents moyens (années de référence, allongement durée de cotisation, désindexation, décotes, suppression demi-part …) ont conduit à l’objectif poursuivi par Bruxelles, le MEDEF et leurs commis politiques : baisse des pensions, ouverture aux fonds de pension, aux assurances et donc à la capitalisation. Et maintenant c’est un soit disant gouvernement de gauche qui va poursuivre le travail de sape. Cette réforme va réduire les salaires et, de façon déguisée, les pensions de tous dès l’an prochain. À terme, elle diminuera également les retraites, ou obligera les travailleurs à s’épuiser à la tâche, jusqu’à 63, 65 ou 67 ans.

 

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Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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