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Au mois d'avril, nous annoncions que la direction et les syndicats de l'usine Ardam-Electrolux s'étaient mis d'accord sur un plan de chômage partiel portant sur 16 jours en cas de besoin. Jusqu'à présent, le site revinois avait réussi à repousser l'échéance, en utilisant au maximum les jours de RTT. Mais aujourd'hui, la direction n'a plus le choix, elle est obligée de recourir au chômage partiel. La première journée est prévue aujourd'hui vendredi, il y aura ainsi six autres journées planifiées jusquà la fin de l'année.
« Pour cette année, on s'en tire plutôt bien », commente Jacques Faieff, responsable CFDT. Par ailleurs, les salariés auront la possibilité de percevoir 90 % de leur salaire net. Ce sont les ouvriers de la production qui sont touchés par cette mesure. « Toutes les RTT ont été utilisées, on déclenche le chômage partiel. Mais tous les 15 jours, on se voit avec les syndicats pour faire le point », explique Agnès Llovera, directrice des ressources humaines.
Globalement, pour cette année, Ardam s'en sort pas trop mal. Mais cela ne lève pas les inquiétudes pour l'année prochaine. En effet, le volume de production pour 2009 sera de 490.000 machines à laver, ce qui en soi constitue déjà une forte baisse par rapport aux années précédentes (soit une perte de

25 % des ventes), une situation directement liée à la crise. « Les marchés de l'Est n'ont pas décollé, la France a baissé », reconnaît Agnès Llovera. En revanche, l'Allemagne marche bien, l'Espagne aussi.

Ventes en baisse

Autre sujet d'inquiétude pour les salariés : la mise en liquidation du groupe Quelle, qui était un très bon client de l'usine revinoise. « C'est sûr que nous dégagions quelque marge avec eux », explique Jacques Faieff. « Ce que l'on espère, c'est que ÆG compense cette perte. »
Quelle achetait en gros 30.000 lave-linge à Revin. « Nous n'avons pas de stocks pour ce client », rassure la direction.
Mais pour 2010, il n'y a guère de visibilité.
« Pour l'instant, nous attendons les budgets et le volume que l'on nous demandera, explique Mme Llovera. Cela dépendra du marché, de la crise, mais c'est vrai qu'on ne nous annonce pas une année 2010 en expansion. Par contre, nous avons une marque qui marche bien, ÆG, c'est une marque-phare, il faut qu'on s'y attelle. Mais dans notre domaine, la concurrence est très accrue. »
Autrement dit, il faudra encore attendre pour voir si le marché va se relancer l'année prochaine ou s'il faudra encore trouver des mesures pour ne pas pénaliser trop les

salariés.
 

Virginie KIEFER ( L'Union)


Tag(s) : #LES ARDENNES EN DETRESSE

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