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http://moe.mabul.org/up/moe/2010/01/02/img-144804d2k2t.pngJ'ai regardé les voeux du Président de la République hier soir. Et signe des temps, je l'ai ai vu sur Internet, sur LePost grâce à FullHdReady.

J'ai d'abord été frappé par la forme de ces voeux. Nicolas Sarkozy jouait ses voeux debout. C'est peut être un détail pour vous. Mais pour moi ça veut dire beaucoup. Pas qu'il soit libre. Non ça je ne le crois pas du tout. Debout, il jouait l'homme qui fait face. Il cherchait ainsi à se montrer dynamique, entreprenant, pour nous refaire le coup du renouveau après la rupture dont on attend toujours les résultats...
Toujours sur la forme, l'usage du gros plan était aussi frappante. Rejeté par 2/3 des français qui ne lui font pas confiance, on a découvert un Nicolas qui se faisait pote de réveillon et nous collait à l'écran plus que de raison.

Puis sont venues les paroles présidentielles et des voeux entamés sur un mensonge qui fausse tout, pourri tout : "L'année qui s'achève a été difficile pour tous...".


On a soudain envie de s'étrangler et on ne veut même plus écouter le "Aucun continent, aucun pays, aucun secteur n'a été épargné...".

Rappelons simplement à Nicolas Sarkozy que non l'année n'a pas été difficile pour tous ! Ses amis du Fouquet's pouvaient sabler le champagne sans se soucier de l'avenir. Ses amis banquiers par exemple se versent à nouveau et avec sa bénédiction de généreux bonus.

Puis le Président, il faut bien l'appeler ainsi, s'est engagé dans un long tunnel noir. Egrénant les mesures et les solutions tel un premier ministre faisant le tour de son activité, Nicolas Sarkozy m'a perdu. J'ai trouvé aucun sens à son listing.


Tout juste ai-je pu remarquer une impasse flagrante. Une fuite. Une désertion. Depuis des semaines Nicolas Sarkozy et notre gouvernement n'avait qu'un mot à la bouche : identité nationale. C'était devenu l'objet d'un débat national. L'urgence du moment. Et puis hier rien. pschittttttttttt. Disparue l'identité nationale. Tout juste un rappel à l'unité en ces termes : "Respectons-nous les uns les autres, faisons l'effort de nous comprendre, évitons les mots et les attitudes qui blessent. Soyons capables de débattre sans nous déchirer, sans nous insulter, sans nous désunir".

Des termes tellement éloignés de la manière et des objectifs politiciens de ce débat initié par Nicolas Sarkozy et l'UMP, qu'ils sont inaudibles lorsqu'ils sont prononcés.


Et puis Nicolas Sarkozy a terminé par un appel à la Fraternité !
Voilà qui devrait nous réjouir, me réjouir nous qui appelons de nos voeux une société plus juste, plus fraternelle où règne la confiance plutôt que la défiance.
Pourtant dans la bouche de Nicolas Sarkozy, ce mot Fraternité sonnait comme une imposture, un détournement. La Fraternité sonnait comme la compassion que l'on doit aux malheureux. Et non cette force qui nait lorsqu'on dépasse le repli sur soi et sur sa famille. Tout le contraire de ce que montre dans les faits et dans ses décisions gouvernementales Nicolas Sarkozy.
Du bouclier fiscal en passant par le débat sur l'identité nationale.

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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