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Le gouvernement a choisi la date du 13 décembre, journée d’action des salariés « contre l’austérité et pour les revendications », pour annoncer la hausse de 4,4 % des tarifs réglementés du gaz, mesure qui va peser encore lourdement sur le pouvoir d’achat des français, quand la part de l’énergie, ce bien indispensable, prend de plus en plus de place dans les dépenses des ménages.

Et ce n’est pas l’augmentation de la réduction forfaitaire pour les foyers démunis, soit un maximum de 14 euros, qui va compenser cette hausse et réduire la précarité énergétique des 1,5 à 2 millions des foyers éligibles au tarif social.

Rappelons que c’est au nom de l’application de la concurrence que le Conseil d’État avait suspendu la mesure gouvernementale de gel des tarifs gaz. Preuve est une nouvelle fois faite aujourd’hui que la concurrence dans l’énergie, en place depuis 2007 pour les particuliers, ne fait pas baisser les prix.

Le gouvernement a enfin décidé de réviser la formule d’indexation des prix du gaz pour mieux traduire les coûts réels d’approvisionnement. La hausse, qui aurait dû être de 10% selon l’ancienne formule tarifaire, est ramenée à 4,4%. Le gouvernement reconnaît ainsi que la formule utilisée jusqu’ici donnait des tarifs supérieurs aux coûts réels d’approvisionnement de GDF Suez. S’il le fallait encore, preuve est faite avec ces 5 points d’écart, que les consommateurs ont payé trop cher leur gaz ces dernières années, au profit des actionnaires de GDF Suez (dont l’Etat à 34%).

Les marges ainsi faites sur le dos des consommateurs sont de nature à couvrir largement les coûts d’approvisionnement actuels. L’augmentation annoncée est donc injustifiée : les consommateurs ont déjà payé la hausse. L’association des consommateurs salariés INDECOSA-CGT et la fédération Mines Energie CGT demandent qu’une analyse soit effectuée, immédiatement et en toute transparence, afin de mesurer les écarts entre les coûts réels d’approvisionnement et l’application des différentes formules tarifaires qui se sont succédées depuis 2002 (date de rupture avec une fixation des tarifs qui prenait en compte les coûts d’approvisionnement réels) et exigent une répercussion a postériori sur les factures des consommateurs.

Tag(s) : #INFOS SYNDICALES

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